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 { N O'LEERY ; « can I ever go back »

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Nicholas E. O'Leery

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MessageSujet: { N O'LEERY ; « can I ever go back »   Lun 29 Déc - 3:30






« Monstre, monstre,
Ce mot résonne dur à mes oreilles.
Monstre, monstre,
Oui je le suis, sûrement.

A ce monde il n'y a qu'une cause,
Une seule à qui je sois fidèle,
A elle, et elle seule, je donnerais tout.
A elle et a elle seule je donnerais chair et âme.

Et s'il le faut je deviendrais un monstre,
Si c'est la seule façon de réussir,
Je sacrifierais mon âme,
Je sacrifierais ma chaire,

Et je deviendrais ce monstre,
Celui qu'on m'a toujours dit que j'étais ...
»


Dernière édition par Nicholas E. O'Leery le Ven 2 Jan - 2:06, édité 3 fois
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Nicholas E. O'Leery

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MessageSujet: Re: { N O'LEERY ; « can I ever go back »   Lun 29 Déc - 3:51

Absolution ;


    nom et prénom : « Bien, commençons par le début. Mon nom le voici O'Leery. Je sais. Un nom pas vraiment connu, mais pas non plus extrêmement répandu. Je suis le dernier de ma lignée, et pour cause. J'étais l'enfant unique de Judith et Matthew O'Leery. Pas de cousins non plus. Enfin, ne dramatisons pas non plus la situation, passons à autre chose voulez-vous. Mon prénom usuel est Nicholas. Simple mais un peu trop long à mon goût j'aurais préféré m'appeler, je ne sais pas trop, Jack ou John. C'est d'ailleurs bien pour cette raison que tout le monde m'appelle Nick. Mon deuxième prénom est Edward. Comme le veux la tradition dans ma famille, c'est le prénom de mon grand-père paternel, mort quelques mois avant ma naissance. Paix à son âme. »
    âge : « Physiquement j'ai l'âge d'un jeune homme de vingt-trois ans, peut-être vingt-quatre selon la lumière du jour. En réalité me dîtes-vous ? J'ai dépassé le siècle d'existence. Cent quinze ans de vie exactement. Assez jeune pour un vampire si vous voulez tout savoir. »
    lieu de naissance : « Comme le trahis le « O' » dans mon patronyme, j'ai fait mes premiers pas sur le sol Irlandais. Pour être exact, j'ai vu le jour dans un petit village près de Port Laoise. Et détrompez-vous, ce n'est pas parce que cette ville porte le nom de « port » que cela fait d'elle une ville maritime. Bien au contraire elle est coincée entre deux immenses vallées verdoyantes. Oui, je commence à avoir le mal du pays moi ... »
    nationalité : « Bon j'ai l'impression de me répéter un peu donc je vous laisse un peu réfléchir. Si mon nom commence par un « O' » que j'ai vu le jour dans une ville du nom de Port Laoise qui se trouve sur la magnifique Terre qu'est l'Irlande, je suis donc ... Irlandais ! Bingo ! »
    sexualité : « Sur ce point là je ne peux pas me vanter d'avoir beaucoup d'expériences. Quand bien même j'ai fait la cour à de jeunes demoiselles mais jamais je n'ai connu quelque chose de sérieux. Ce qui signifie hétérosexuel et toujours blanc comme neige. »
    travail : « Je dois avouer que cette question me travaille depuis pas mal de temps déjà. Je ne me suis pas vraiment décidé pour un métier bien précis mais ce qui est sûr c'est que je voudrais rendre service aux plus d'humains possibles. La carrière d'avocat m'a bien évidemment tenté, mais celle de pompier aussi, j'ai même envisagé le métier d'assistante sociale ou carrément celui de médecin ! Je suis encore très indécis je dois l'avouer. »


Dernière édition par Nicholas E. O'Leery le Lun 29 Déc - 17:27, édité 3 fois
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Nicholas E. O'Leery

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MessageSujet: Re: { N O'LEERY ; « can I ever go back »   Lun 29 Déc - 4:03

Because I'm
Nicholas Edward O'Leery
& This is a story of my life ;


    Chapitre I _ Je suis venu te dire, que je m'en vais ... ( 1914 ; 1916 )


    ___Des adieux déchirants. Des larmes, des cris, des embrassades. Je me souviens de cette journée comme si c'était hier, c'est un peu à partir de ce départ que ma vie a changée après tout, alors, comment oublier ?

    ___Nous étions tous rassemblés devant les portes de l'entrée de la ville. Nous, c'était les soldats engagés pour ce que les Historiens appellerons plus tard la Première Guerre Mondiale. Étriqués dans nos uniformes marrons nous sentions la fierté briller dans le regard de nos pères et de la tristesse dans ceux de nos mères et de nos femmes quand on avait la chance d'en avoir une. Moi je me tenais droit devant mes parents et ma petite sœur qui me fixait de ses pierres incandescentes. Je la savais triste mais toute marche arrière m'était désormais impossible. Je m'étais engagé et si je décidais, à cause d'une folie passagère, de ne pas partir avec les autres, j'allais devenir un déserteur. La discussion était donc close. Déposant mon paquetage à mes pieds j'ai pris Kate dans mes bras et elle agrippa ma veste pour me retenir auprès d'elle. Comme si ce n'était pas assez dur pour moi de les laisser seuls il fallait en plus qu'elle me fasse bien comprendre qu'elle voulait que je reste. J'ai posé ma bouche tout près de son oreille et lui ai murmuré ces quelques paroles.

    LUI. - « Sois forte Princesse. »

    ___Et puis lentement j'ai senti ses poignes se détendre jusqu'à me lâcher complètement sans pour autant s'écarter de moi. Je sais qu'à ce moment-là j'aurais dû comprendre que ma petite soeur m'aimait plus que de raison, mais j'étais complètement aveuglé par cette guerre future que tout ce qui ne s'y rapportait pas directement me passait complètement au-dessus. Elle a alors plongé ses émeraudes dans les miennes et a cherché quelque chose dans son cou. Quelques instants plus tard elle brandissait une chaîne sur laquelle était accrochée un pendentif ovale. Fébrilement, ses mains réussirent à ouvrir le médaillon et je put observer une photo de nous deux prise deux mois auparavant. Nous avions le sourire, la nouvelle n'était pas encore tombée, tout nous semblait encore possible. Et puis ils sont venus chercher du renfort, sillonnant toute l'Irlande à la recherche de jeunes hommes prêt à tomber pour la liberté de notre patrie. J'ai tout de suite voulu participer. Non pas pour chercher quelconque gloire, ni médailles d'aucune sorte, non, tout simplement parce que je suis, comme j'aime m'appeler, un utopiste. Je me suis dit que si je tombais au nom de ma Terre, ma famille se verrait offrir une compensation qui pourrait les aider à mieux vivre. Tout ça pour leur bien.

    PRINCESSE. - « Garde ce médaillon sur ton cœur et promet moi de revenir. »

    ___Je n'ai pas voulu lui faire une telle promesse. Bien sûr que les mots brûlaient d'envie de sortir, j'avais envie de la réconforter, de lui dire que d'ici quelques mois tout serait réglé et qu'avec un peu de chance je serais même de retour pour fêter la nouvelle année avec eux. Mais je savais que je n'aurais fait que lui mentir et je voulais qu'elle se fasse une raison. Je ne voulais pas qu'elle gâche sa jeunesse à m'attendre, priant pour me voir revenir vivant, je voulais qu'elle pense enfin un peu à elle, qu'elle passe à autre chose. Je baissais légèrement la tête pour qu'elle accroche la chaîne autour de mon cou. Elle dut se mettre sur la pointe des pieds afin de réussir son ouvrage et j'eus juste le temps d'aspirer une dernière fois son parfum. La rose et le jasmin. Une fragrance unique et propre à sa peau. Après cela, je reprit mon sac, chargea mon fusil sur mon épaule et sans croiser son regard une dernière fois lui offrit un sourire sans saveur.

    LUI. - « Prends soin de toi. »

    ___Et je suis parti sans plus de cérémonie. Déjà la moitié des hommes étaient prêts à partir et je les rejoignais en entendant les pleurs de ma soeur dans mon dos. Ce fut la dernière fois que je vis ma famille au complet. Et c'est la tête haute que nous nous sommes mis en marche vers notre mort. On était tous des gamins dans le fond. Inconscient du danger, enfin sauf moi. L'utopiste réaliste. Drôle ironie sur ce coup-là. Et pourtant, moi qui était certain de mourir au front, j'ai survécu, grâce à une femme. Aussi démoniaque que magnifique.

    ___Elle m'a sauvé la vie tout en me condamnant à une éternité de damnation.


Dernière édition par Nicholas E. O'Leery le Sam 3 Jan - 4:04, édité 5 fois
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Nicholas E. O'Leery

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MessageSujet: Re: { N O'LEERY ; « can I ever go back »   Mar 30 Déc - 6:18

Chapitre II _ J'ai décidé, puisque je suis voué aux Enfers,
de me damner avec application. ( 1916 ; 1936 )



    ___La guerre c'est une chose si horrible qu'il n'existe pas de mot assez fort pour la décrire. C'est pire que la peste, le choléra et la syphilis réunis. Les hommes meurent par dizaines chaque jour, on meurt de froid, de faim, on attrape des tas de maladies qu'on ne connait même pas et tandis que la plupart des hommes se battent pour leurs vies, d'autre, moins courageux, préfère s'offrir comme cible facile à l'ennemi. Je dois avouer que pendant les premières semaines j'ai songé à cette option mais, à chaque fois que mon esprit s'aventurait dans ce genre de sombres pensées, j'entendais comme un tintement au fond de mon cœur et le pendentif que Kate m'avait offert en cadeau de départ me rappelais que je devais me battre. Certes j'étais presque sûr d'y laisser ma peau, mais je n'allais sûrement pas la leur laisser aussi facilement.

    ___Les ordres étaient pourtant clairs. Cela ne devait pas une mission plus dure que les autres. Une bête mission de reconnaissance. En deux ans, j'en avais vu d'autres, comme aller chercher un ami blessé sous le tir des ennemis ou bien traverser un champ complètement à découvert, le cœur battant à tout rompre, ce n'était que par l'adrénaline que l'on vivait, enfin si on pouvait appeler cela vivre. Et donc pour cette mission, nous avions ordre avec deux camarades à moi, de simplement inspecter le village voisin, repérer les ennemis si il y en avait et surtout ne pas se faire repérer. C'était facile, périlleux certes, mais certainement pas plus que de rester dans le camp attendre tranquillement que la Mort se décide à venir nous chercher, autant prendre les devants.
    ___Et c'est donc à cause de ça que je suis mort. Enfin, que j'ai frôlé la mort serait plus juste. La nuit nous servait de couverture parfaite, nous longions les murs tels des ombres, l'adrénaline faisant circuler notre sang plus rapidement que la moyenne, à l'affût du moindre bruit trahissant la présence d'ennemis. Mais ils furent plus rapide que nous et un seul tir suffit pour faire succomber le plus jeune de nous trois. Avec le survivant nous avons commencé à courir mais, nous étions encerclés. Un autre tir. Celui qui m'accompagnait fut touché à la jambe et tomba face dans la neige. Encore un tir, il ne se relèverait jamais. Je dois avouer qu'à ce moment-là, j'ai vraiment eu peur. Vous savez, on a beau se dire tous les jours pendant deux longues années qu'on peut mourir d'un jour ou l'autre, quand la Mort se tient devant vous, accueillante et chaleureuse et qu'elle vous tend les bras, vous avez peur. N'allez pas pour autant vous imaginer les clichés comme celui qui dit que l'on voit toute sa vie défilée devant ses yeux avant de mourir ou bien la lumière blanche au bout du tunnel. On ne voit que du noir et la seule chose que l'ont ressent après la douleur c'est le froid.
    ___Oui, ce froid je m'en souviendrais toujours. Il a commencé à se répandre dans ma tête, me faisant complètement perdre le fil de mes pensées, puis il s'est répandu dans tout mon corps, chaque fibres, chaque cellules, je le sentais gagner du terrain tandis que j'observais tranquillement les étoiles dans le ciel sombre de cette nuit d'hiver. Tout compte fait, mourir sous les étoiles, dans la neige, ce n'était pas si terrible que ça. Je me suis toujours promis que la dernière image que j'emporterais de ce monde serait magnifique et je ne pensais pas trouver plus beau que Cassiopée pour m'accompagner dans mon dernier voyage. Un dernier souffle, je fermais les yeux et un sourire étira mes lèvres, j'étais heureux de quitter cet enfer, si seulement j'avais su que c'était pour plonger dans un autre, tout aussi réel, je pense que je n'aurais été aussi jovial.
    ___Tapis dans les fourrés, Elle avait vu toute la scène mais n'était pas intervenue. Elle nous avait vus tombé les uns après les autres et n'avais pas bougé le moindre muscles pour nous sauver de ce piège mais seulement quand j'ai senti mon dernier souffle passer mes lèvres elle est intervenue. Elle a planté ses crocs dans la chair de mon cou et ce fut comme si on venait de me transpercer la peau au fer rouge, une douleur insoutenable, une brûlure infernale, un supplice qui dura trois jours entiers où je brûlais lentement de l'intérieur. Le froid avait laissé place à une chaleur insoutenable, laissant ma chair à vif et consumant mon être entier. Et après cette torture je me suis réveillé dans un endroit que je ne connaissais pas. Mon regard a parcouru la pièce rapidement et je me suis étonné d'apercevoir tant de détails qui avant, m'aurais paru impossible à voir. J'ai réussi par exemple à distinguer les grains de sable qui craquaient sous mes pas, j'ai entendu un énorme rat traverser le couloir avec la porte fermée. Toutes ces choses que je n'arrivais pas à percevoir avant, sur l'instant me paraissent presque trop énormes pour avoir été ignorées pendant tout ce temps. Puis Elle est apparue, magnifique dans l'éclat de la pleine lune. Elle m'a tout expliqué, ce que j'étais devenu, pourquoi elle avait fait cela, ce qui me restait à faire à présent et la dernière chose, si je voulais oui ou non rester avec Elle. En même temps, Elle était la seule à m'offrir de l'aide dans ma nouvelle vie alors je n'ai pu refuser et ce soir-là, fut le premier soir où je dus ôter la vie pour me nourrir.
    ___Et pendant vingt ans j'ai vécu grâce à la mort des autres. Je n'osais plus me regarder dans la glace sans sentir une vague de remord m'envahir, j'étais devenu un monstre, un tueur. Je brisais des familles entières pour simplement survivre, c'est pour cela que plus les années passaient, plus je choisissais mes victimes. Principalement des tueurs ou des violeurs. Je me disais qu'en tuant une personne qui avait déjà commis un crime je n'étais pas quelqu'un de si mauvais, mais je me voilais la face. Je ne valais guère mieux que ces humains qui volaient, tuaient, torturaient les autres. J'étais même pire qu'eux. Et puis j'ai découvert un jour que nous pouvions survivre grâce au sang des animaux par l'un des vampires de passage dans notre ville. J'ai immédiatement sauté sur l'occasion, j'allais enfin pouvoir vivre en paix avec moi-même et je voulais partager cette future paix intérieure avec celle qui m'avait sauvé, mais elle m'a ri au nez, puis m'a ordonné de ne plus l'approcher. J'ai obéi puis suis parti pour les Etats-Unis, démarrer une nouvelle vie.
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Nicholas E. O'Leery

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MessageSujet: Re: { N O'LEERY ; « can I ever go back »   Sam 3 Jan - 6:06

Chapitre III _ Vivre et laisser vivre. ( 1936 ; 2008 )


    ___Le concept était pourtant simple. Chasser les animaux plutôt que les humains. C'était certes très accrocheur et très simple à comprendre. Pour ce qui était de l'appliquer, cela devenait beaucoup plus compliqué. Oui le sang d'animaux nous nourrissais, mais ils ne nous satisfaisaient pas entièrement, une part de nous en demandait encore et encore, toujours plus de sang, pour étancher cette brûlure au fond de notre gorge. Mais nous avions des principes. Certains d'entre nous n'avait jamais bu de sang humain de leur vie et cela était plus facile pour eux, pour les autres ils avaient à peu près tous la même raison. Montrer au monde entier qu'ils n'étaient pas des monstres. Bien sûr je faisais aussi partie de ce groupe-là et j'avais réussi à tenir ma promesse, celle de ne plus boire de sang humain, pendant soixante-douze ans exactement. Je pouvais vivre parmi les hommes sans pour autant leur sauter à la gorge pour étancher ma soif. Je me suis étonné moi-même d'avoir autant de self-control et pourtant je n'avais encore rien vu.

    ___C'est encore en une journée que ma vie a basculée. Et pourtant tout avait commencé comme un jour normal pour un vampire. J'avais flâné dans les rues sans but précis, discuté juste pour le plaisir, j'étais bien sûr allé faire un tout à la bibliothèque du coin et la journée était passée lentement et tranquillement, amenant avec elle ses soucis et ses malheurs, les emportant dès que le soleil fut couché. Les gens regagnaient tranquillement leurs foyers, rejoignant leurs familles tandis que plusieurs couples décidaient de profiter de l'éclat de la pleine lune par cette belle et froide nuit d'hiver. Moi j'admirais tout ce monde sur le toit d'un immeuble quelconque me remémorant quelques souvenirs douloureux de mon ancienne vie. Kate me manquait. Mes parents me manquaient. Mais je devais aller de l'avant. Pour eux, pour moi, pour vivre. Et c'est comme ça qu'un cri est parvenu à mes oreilles. Mes sourcils se sont froncés et j'ai cherché l'origine de ce hurlement. Il ne fut pas difficile à repérer. À quelques rues de là où je me tenais, je distinguais très nettement la carrure imposante d'un homme penché sur le cou d'une silhouette beaucoup plus frêle. Elle ressemblait à une poupée désarticulée dans ses bras de bodybuildeur et j'ai très vite compris ce qui se passait. Il était en train de se nourrir.
    ___Mon sang ne fit qu'un tour - l'ironie est à son comble mes amis - et je sautais du haut de mon immeuble pour porter secours à cette inconnue. Pourquoi avait-je le sentiment que je devais la secourir ? Après tout, des centaines de vampires se nourrissaient ainsi tous les jours alors une victime de plus ou de moins qu'est-ce que ça changerait ? Rien. Absolument rien et pourtant dès que mes pieds eurent touché terre je me suis lancé dans sa direction, guidé par une rage que je ne connaissais pas. La seconde d'après j'étais planté devant l'entrée de la ruelle, scrutant l'autre vampire qui me tournait le dos. Il ressemblait à une armoire à glace, deux fois plus grand que sa victime et avec certainement vingt centimètres de plus que moi. Il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour se rendre compte de ma présence et lentement il se tourna vers moi, le menton dégoulinant de sang frais. Une brise non-attendue m'apporta l'odeur dont je redoutais tant l'emprise sur moi et pourtant rien ne se passa en moi. Bien sûr que cette odeur ranimait des instincts de chasseur en moi, des envies de meurtres pas envers l'humaine. Envers son agresseur. L'autre me balança un sourire qui déforma son visage et dans ses yeux je vis une étincelle de sadisme y briller.

    L'AUTRE. - « Désolé mec, celle-ci est déjà prise. Faudra te trouver un autre repas. »

    ___Les mots provoqua une nouvelle vague de rage en moi et n'écoutant que mon instinct, je me jetais sur l'armoire à glace. Le choc fut brutal et le bruit de nos corps entrant en contact me fit penser à deux rochers se détachant des flancs d'une montagne pour s'écraser sur un sol rocheux et abrupt. Le poussant de toutes mes forces, l'autre partit s'encastrer dans le mur de briques, laissant tomber sa victime au sol aussi molle qu'un vieux pantin. Sans lui laisser le temps de souffler, je fonçais à nouveau sur lui, l'empêchant tout mouvement en lui enfonçant la tête plus profondément dans le mur. Nos regards se croisèrent à nouveau et je pus lire la peur dans le sien. Un sourire étira mes lèvres, éphémère. Cette haine qui coulait en moi décuplait mes forces, l'autre avait beau être plus grand et forcément plus fort que moi, il ne faisait apparemment pas le poids. Je l'obligeais alors se baisser pour qu'il entende mes dernières paroles.

    LUI. - « Je suis végétarien. Crétin. »

    ___Mais cela ne m'a pas empêché de le mordre à son tour dans le cou et de retirer une bonne partie de sa peau et de sa chaire. Je ne me contrôlais plus vraiment et un voile rouge masquant légèrement ma vue. Je ne me souviens pas de ce qui s'est passé par la suite. Quand je suis sortie de cette transe dira-t-on, je venais de jeter un briquet sur un tas de vêtements et de membres que je reconnus comme ceux de l'armoire à glace. Tandis que je fixais la fumée violette qui s'élevait devant moi, un cri étouffé me parvint et en éclair je me retrouvais aux côtés de celle à qui je venais de sauver la vie. Il était indéniable qu'elle était belle même si son visage était tordu par la douleur à ce moment même. Elle gémit et agita ses mains devant elle comme pour s'accrocher à quelque chose et la seule chose qui lui tomba sous la poigne fut ma chemise. Elle m'attira vers elle et d'une voix horriblement faible me glissa à l'oreille.

    SWEETY. - « Ça ... brûle ... Du feu ... »

    ___Mon attention se concentra sur les battements de son coeur. Beaucoup trop rapide. Sa respiration. Irrégulière et trop faible. Et cette sensation de brûlure. Je me reculais de quelques centimètres de son visage et inspecta la plaie dans son cou. Je la connaissais que trop bien cette sensation. Je me mordis la lèvre inférieure. Et merde, elle allait devenir comme moi si je ne faisais pas quelque chose. La panique. Mais qu'est-ce que je suis censé faire ? Un coup d'oeil à droit, puis à gauche. Personne pour m'aider. Ah, on fait moins le malin monsieur je sauve le monde hein ? Un seul endroit me paru approprié pour la soigner, l'hôpital.

    LUI. - « Hé, Sweety, tu m'entends ? Je ... Je vais t'emmener à l'hôpital d'accord ? »

    ___Hochement frénétique de la tête. Non. Mais qu'est-ce que tu veux que je fasse d'autre Sweety ? Une idée m'effleura l'esprit. Non. Je ne pouvais pas. Je n'étais pas assez fort pour ça. Je n'avais pas assez confiance en moi. Je n'allais pas réussir à m'arrêter, j'allais tout simplement finir le travail de l'autre. Un cri, une supplication. Je n'avais pourtant pas le choix. Lentement je m'accroupis à ses côtés et passa un bras dans son dos pour la caler sur mes genoux comme j'aurais fait pour un nourrisson et pendant que je la maintenais fermement contre moi, sa tête bascula en arrière, découvrant son cou, me l'offrant presque en sacrifice. Je serrais les mâchoires, on aurait presque dit qu'elle le faisait exprès.

    LUI. - « Je vais te soigner Sweety. Ça va faire un peu mal mais, aie confiance en moi. »

    ___Pourquoi je continuais de lui parler ? Elle ne pouvait même pas m'entendre. Mais peut-être importait, cela semblait me calmer et elle aussi par la même occasion. La faisant basculer légèrement sur le côté, je dégageais sa plaie et regardait le sang s'écouler le long de sa gorge, pour finir par se perdre dans son décolleté. Puis sans réfléchir une seconde de plus - je savais que si je continuais de m'écouter je n'allais pas réussir à la sauver - je posais mes lèvres autour de la plaie et aspirait le sang contaminé. L'effet de ce nectar sur moi ne ce fit pas attendre. J'en voulais plus, je n'en aurais jamais assez, je ne pourrais pas m'arrêtez, cela m'avait trop manqué. Les secondes passèrent et je continuais de boire son liquide vital sans plus aucune autres pensées que celle d'en avoir toujours plus. Mes mains se resserrèrent autour de sa chemise blanche et je la serrais d'autant plus contre moi, comme si elle allait m'échapper. Elle était à moi et j'allais la tuer. Et puis un faible gémissement me ramena à la raison, comme un violent cri de détresse, qui résonna longtemps à mes oreilles et me fit tout arrêter. Ma tête se décolla de son cou et je priais pour ne pas l'avoir tuée.

    ___Boom, boom.

    ___Non je ne rêvais pas. Son cœur continuait de battre. J'avais réussi, je ne l'avais pas vidée de son sang et j'avais même réussi à la sauver d'une éternité de damnation. Un sourire fendit mon visage et desserrait enfin l'étau de mes bras. Il ne fallait pas l'étouffer après avoir réussi à la sauver de la transformation. La détachant légèrement de moi, je ne pu tout de même résister à lécher le sang qui perlait dans son cou. Je tentais le diable, mais j'aimais cela.

    ___Cette nuit changea tout pour moi. J'avais réussi à dompter la bête en moi et j'avais, grâce à Susannah, trouver ma future voie. Je voulais devenir médecin, le meilleur de tous. Et j'avais l'éternité pour apprendre ce merveilleux métier.
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Nicholas E. O'Leery

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MessageSujet: Re: { N O'LEERY ; « can I ever go back »   Lun 5 Jan - 1:08

The Player ;


    pseudo : rin' ; hindy ; bouddha
    avatar : robert pattinson <3
    âge : dix-sept u.u
    comment trouvez vous le forum, le contexte est-il facile à comprendre ? : génial et super simple à comprendre x)
    où l'avez vous connu ? : c'est S. qui m'a filé l'adresse x)
    une déclaration ♥️ ? euh, trop beau design ? <3

    THE END.
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Elizabeth Helsingers
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MessageSujet: Re: { N O'LEERY ; « can I ever go back »   Lun 5 Jan - 1:18

    Haa j'attendais la fin avec impatience et je n'ai pas été déçue Embarassed
    Je te valide mon cher, bienvenue sur le forum.
    Amuse toi bien, je t'ai à l'oeil Razz

_________________
[list]
©️ manuelina • elktr @ LJ
Breathe your life into me
I can feel you
I'm falling, falling faster
Breathe your life into me
I still need you
I'm falling, falling
Breathe into me
Red ©️ Breathe into me
[/list:u]
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Kaelyn Helsingers
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Quote : cradaboubouilles *-*
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MessageSujet: Re: { N O'LEERY ; « can I ever go back »   Lun 5 Jan - 20:13

HAAA trooop cooool xD
Enfin Embarassed
Revalidation par l'admin supèrieure :m *pas taper*

_________________
    ٩(̾●̮̮̃̾•̃̾)۶
    Promise me you'll try,
    to leave it all behind
    'Cause I've elected hell,
    lying to myself
    Why have I gone blind?
    Live another life
    You ©️ Breaking Benjamin
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