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 You're my life now [ Rose]

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Edward Miller

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MessageSujet: You're my life now [ Rose]   Mer 25 Fév - 22:03

Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire [ Mère Térésa]

Je passais une des plus belles journées de ma vie. Avec Rose, nous avions quitté Harvard, et nous nous étions dirigés vers le port. Je n’avais pas pris de café, ainsi nous sommes allés directement à notre destination. Je me sentais beaucoup plus à l’aise, sur la route. Nous marchions côte à côte, tout en parlant. Nous parlions de tout et de rien, de ce que nous aimions, de ce que nous n’aimions pas. De nous, des autres, du monde. Nous avions des points communs, ce qui rendait la conversation agréable. De tout ce temps, le sourire n’avait pas quitté mes lèvres. Il y avait un petit vent frais, qui faisait voler les cheveux de Rose. Je les trouvais incroyablement beaux. Je la trouvais belle. Elle n’était pas comme ces filles maquillées comme des voitures volées, qui n’avaient aucune retenue, qui venait vous aguicher. Ce n’est pas que beaucoup de filles soient venues m’aguicher, non, mais je connaissais le genre. Rose était plutôt timide, au début, secrète un peu, intelligente surtout. Elle avait de la culture générale, ce dont peu de jeunes aujourd’hui pouvaient se vanter. Le fait qu’elle aimait la littérature me plaisait beaucoup également. Elle aimait la France. J’avais visité ce pays. Elle ne parlait pas beaucoup aux autres. Moi non plus. J’aimais la taquiner gentiment. J’aimais la faire rire. Son rire résonnait si bien à mes oreilles, que je faisais tout pour l’entendre.[/font][/color]

Nous étions arrivés sur le port. Le vent se faisait plus vif : l’air de la mer. Les bateaux étaient nombreux, sortaient, rentraient. Il y avait quelques couples qui se promenaient, ici et là. Des enfants couraient et criaient. Nous nous éloignions un peu, pour être seuls. Je voulais être seul avec Rose. A l’université d’Harvard, il y avait beaucoup de personnes autour de nous, nous n’étions pas vraiment seuls. Ici, nous pouvions profiter du calme. Nous étions côte à côte, marchant doucement. Alors que nous avions beaucoup parlé tout à l’heure, le silence revint. Je regardais devant moi. La mer n’était ni calme ni violente, entre les deux. On pouvait voir les gens dans les bateaux. Ils nous faisaient signe, et je leur répondais. Au bout, il y avait un banc. Personne n’était assis dessus. Le banc faisait face à la mer. La mer, avec la force du vent, se cognait aux rochers de plein fouet. Nous étions presque arrivés au banc. J’entrainai Rose vers le bord. Alors que je regardais la mer, je fis mine de la pousser. Un cri. Le sien. Un rire. Le mien. « On s’assoit ? » lui demandai-je.


Dernière édition par Edward Miller le Jeu 26 Fév - 22:16, édité 2 fois
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Rose M. Swan

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MessageSujet: Re: You're my life now [ Rose]   Jeu 26 Fév - 2:21

    Je me sentais étonnement bien. Il n'y avait pas beaucoup de gens dans ce monde qui pouvaient se vanter d'avoir jamais eu une conversation comme celle que je tenais avec Edward, ou en tout cas pas pendant un temps aussi long, et pourtant cela me semblait tout simplement naturel. Nous partagions des points de vue, des connaissances. Bien sûr, nous n'étions pas toujours sur la même longueur d'onde (est-ce que deux personnes au monde pouvaient l'être ?) et il arrivait que nous ne soyons pas du même avis sur une question. J'étais généralement le genre de filles à démarrer au quart de tour dans ces moments là, prête à tout pour faire adhérer ses idées à son partenaire. Je m'étonnais à être plus tolérante, et à pouvoir accepter que quelqu'un d'autre que moi même pouvait penser d'une manière différente sur une chose. Peut-être était-ce aussi parce que je ne m'imaginais pas du tout me disputer avec l'homme parfait qui s'était tenu à côté de moi pendant tout le trajet qui séparait Harvard du port de Boston (bon nous n'avions pas fait que marcher, vous imaginez le temps que ça aurait pris ?!). Il souriait, je le suivais, après tout, même si cela me gênait de mettre mes sentiments totalement visibles sur mon visage, je n'y pensais pas trop. Peut-être qu'il connaissait tellement peu de gens, à cause de cet enseignement à distance, qu'il pouvait apprécier ma compagnie. Il n'avait pas l'expérience. Et que dès qu'il rencontrerait d'autres gens, surement mieux que moi, il s'en irait aussi vite. Il fallait donc que je profite de ma chance, tant que je l'avais, à m'amuser comme je pouvais. De toute façon, je n'étais pas quelqu'un de très démonstratif, et jamais vous me verriez rire à grands éclats. Mais je me lâchais plus que d'habitude.

    Je n'étais pas fan de l'eau en général. A part quand il s'agissait de se laver, chose qui me tenait très à cœur. Je passais par la douche plusieurs fois par jour, pratiquement incapable d'imaginer les petits microbes proliférer sur ma peau blanche. L'odeur de la mer me flatta les narines, et je me surpris à trouver cela agréable. Peut-être que c'était à cause de son mélange avec celle d'Edward. De toute façon, tous les parfums, une fois mélangés avec le sien, devaient paraître exquis. Il n'y avait pas tellement de monde, ce qui me plaisait, et je marchais les mains dans mon dos, ou crispées sur mes vêtements, selon ce qu'il se passait. Peut-être était-ce à cause de ma faute (de toute façon, tout n'était pas de ma faute ?), mais le silence revint, après que nous ayons parlé de choses et d'autre. Surtout de littérature. Ce qui me plaisait naturellement beaucoup. Je n'étais pas particulièrement ravie de marcher dans les courants d'air, mais j'essayais de laisser s'échapper toutes les pensées négatives de ma tête. Après tout, peut-être que ce serait la seule fois que nous nous « revoyons », il fallait donc que j'en profite pleinement. Nous nous approchions du bord, bon j'étais assez réticente, et je poussais un cri de peur lorsque je sentis la main d'Edward derrière mon dos, minant de me pousser. Il riait. J'étais obligée de sourire à l'entente d'un rire si cristallin, et ne me mettait pas du tout en colère contre lui. Pourtant, j'étais plutôt du genre rancunière. « On s’assoit ? » Je m'éloignais du bord en hochant la tête, histoire qu'il ne me refasse pas quand même une blague de ce genre, et m'approcha du banc pour finalement m'asseoir. Je ne savais pas exactement ce que j'allais pouvoir lui dire. « Ce n'est pas aussi horrible que je me l'imaginais .. Le port. Je n'étais jamais venue ici, auparavant. » Au moins, je faisais la conversation, non ? Je promenais mon regard et suivait des yeux des oiseaux qui, après s'être affairés au sol à la recherche de nourriture peut-être, reprirent leur envol. « Désolée. Je ne suis .. vraiment, vraiment pas douée, pour parler. Normalement, tout du moins. Je devais, tout à l'heure, avoir une poussée d'inspiration. Le silence est angoissant. »
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Edward Miller

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MessageSujet: Re: You're my life now [ Rose]   Jeu 26 Fév - 23:59

« Ce n'est pas aussi horrible que je me l’imaginais... Le port. Je n'étais jamais venue ici, auparavant. Désolée. Je ne suis... Vraiment, vraiment pas douée, pour parler. Normalement, tout du moins. Je devais, tout à l'heure, avoir une poussée d'inspiration. Le silence est angoissant. »

Nous étions maintenant assis sur le banc. Proches. Terriblement proches. « Je viens parfois, ici. Cela m’apporte un certain sentiment de liberté. J’aimerai pouvoir prendre un bateau, et partir. Loin. Et puis, les marins sont assez sympathiques. Ils me parlent, des fois. J’aime le vent aussi. Ce vent qui t’apporte l’air de la mer. Qui te fait respirer. » Jusqu’ici je parlais en regardant la mer, face à moi. Je me tournai vers Rose, m’approchant encore un peu plus. Nous étions plus proches. Peut-être trop proches. Je sentais son souffle lorsqu’elle respirait. « J’aime ce vent qui fait voler tes cheveux » dis-je dans un souffle, un murmure. En même temps, je mis ma main dans ses cheveux. Je prenais des risques. Dangereux. Elle allait sentir l’extrême froideur de mes mains. Qu’importe. Mes doigts jouaient avec ses cheveux. Doux, ses cheveux étaient doux. Mon cœur battait à tout rompre. De ses cheveux ma main descendit jusqu’à sa joue, révélant complètement la froideur de ma peau sur la sienne. Je n’étais pas du genre à prendre les devants, avec les filles. A vrai dire, je n’avais jamais aimé quelqu’un à ce point. C’est dérisoire, je la connaissais à peine. Mais c’était comme cela. J’aimais tout chez elle. Ses cheveux. Ses yeux. Son nez. Ses lèvres. Lèvres où je désirais tant poser les miennes. J’aimais son caractère bien trempé. Sa réserve. Ses conversations. Ses silences. Sa voix. Tout, j’aimais tout chez elle. J’enlevai ma main de sa joue, et la posai sur les siennes. « Tes mains sont chaudes » murmurai-je. Je ne savais plus ce que je faisais. Je ne me contrôlais plus. C’était comme si un autre être avait pris possession de mon corps, et le contrôlait. Et je l’embrassais. J’avais fermé les yeux, approché doucement mon visage du sien, et senti ses lèvres sur les miennes. Ma passion était devenue si forte que je ne la contrôlais plus. Je ne savais pas comment Rose réagissait. Toutes mes pensées étaient dirigées vers ce qui me prenait. Pourquoi je n’arrivais plus à me contrôler ? Pourquoi j’avais perdu possession de moi-même ? J’avais tant désiré ce baiser, tant désiré ce moment, que maintenant que j’y étais, je voulais que cela dure une éternité. Mais je me reculais doucement. Mes mains étaient toujours posées sur celles de Rose. Je ne me décidais pas à les retirer. Je sentais encore le gout de ses lèvres. Mon cœur battait si vite. Cela s’était passé si vite que j’en avais oublié que nous étions au port. La mer était plus violente que tout à l’heure. Des bateaux rentraient. J’étais collé à Rose et je sentais sa peau, brûlante, comparée à la mienne. Je n’arrivais pas à me décoller. Mon corps ne répondait plus à mon cerveau. Ou peut-être que mon cerveau n’écoutait que mon cœur, qui lui disait de rester près de Rose. Je n’en savais rien à vrai dire. J’avais peur, maintenant. Peur que Rose prenne mal mon attitude. Peur qu’elle me gifle, qu’elle soit en colère. Qu’elle se lève et parte, me laissant seul ici. J’étais chamboulé. Rose me rendait fou. Et je ne pouvais rien faire. Il fallait que je m’explique. Oui. Si je m’expliquais, peut-être qu’elle serait moins en colère. Je posais mes yeux sur nos mains entrelacées, n’osant pas la regarder en face. « Je suis désolé, je ne sais pas ce qui m’a prit. Je comprendrais si tu es en colère. En fait, je ne sais pas ce qui se passe en moi, depuis que je t’ai rencontrée. C’est étrange. J’ignore si c’est réciproque ou non, mais je ressens une attirance envers toi, quelque chose qui ne se contrôle pas. » Ma voix s’éteignit en un murmure. Si elle m’en voulait, je ne m’en remettrais pas. Je n’osais m’imaginer sans elle dorénavant.
Les quelques personnes autour de nous ignoraient ce qui ce jouait en ce moment même, sur ce banc. Ils ignoraient que cette jeune fille, tout près de moi, allait décider de mon bonheur, ou de mon malheur. Ils ignoraient que les paroles qui allaient sortir de ses lèvres allaient déterminer mon avenir. Cela n’allait rien changer pour eux. Les mouettes qui volaient autour de nous ignoraient tout aussi. Comme si cela pouvait avoir un impact pour elles. Ces quelques minutes seraient décisives pour moi, quand elles ne changeraient rien dans ce monde.
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Rose M. Swan

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MessageSujet: Re: You're my life now [ Rose]   Ven 27 Fév - 17:54

    « Je viens parfois, ici. Cela m’apporte un certain sentiment de liberté. J’aimerai pouvoir prendre un bateau, et partir. Loin. Et puis, les marins sont assez sympathiques. Ils me parlent, des fois. J’aime le vent aussi. Ce vent qui t’apporte l’air de la mer. Qui te fait respirer. » Je souriais en regardant devant moi, essayant de respirer et de percevoir l'odeur de la mer qui arrivait à mes narines. C'était étonnement apaisant, mais peut-être que la présence d'Edward à mes côtés y était aussi pour quelque chose. Tous mes sens semblaient exacerbés, et je profitais de tout ce que je pouvais percevoir. L'odeur délicieuse qui habitait l'être assis à côté de moi semblait être plus prononcée, et je tournais la tête par curiosité. Bien vite je revenais dans ma position initiale, par peur que le rouge me monte aux joues. Que lui dire ? Que je détestais la proximité avec les autres personnes ? Ce qui n'était pas mentir, en fait. C'était vrai. Mais pas pour lui. Plus il se rapprochait, plus les papillons dans mon ventre battaient vite des ailes. Totalement ridicule, je haïssais me sentir de cette manière. Idiote. Simple d'esprit. « J’aime ce vent qui fait voler tes cheveux » Je sursautais -il semblait que cela m'arrivait continuellement- en réalisant que sa main était dans ma chevelure, mais ne disait mot. Même dans mes rêves les plus fous, je n'aurais imaginé un garçon, et pas n'importe quel garçon, lui, passer les doigts dans mes cheveux. Encore heureux qu'ils étaient propres et qu'ils sentaient bon. J'essayais de rester le plus stoïque possible, en frémissant à chaque fois que ses doigts glacés effleuraient mon crâne. La froideur de sa peau se fit encore plus évidente lorsque sa main passa sur ma joue, m'arrachant un petit sourire. J'étais la championne en ce qui concernait la basse température, et la couleur blanchâtre, de mon corps, mais il me battait. De toute façon, il semblait pouvoir battre tout le monde dans tous les domaines. Le silence n'était pas lourd, mais extrêmement angoissant, pour moi. Ou en tout cas, c'était ce que j'imaginais, étant donné que mon cœur avait tendance à s'emballer et le rythme de ma respiration à s'accélérer. « Tes mains sont chaudes » Ses mains devaient vraiment être glacées pour percevoir cela, car je n'avais pour souvenir que les gens qui se plaignaient lorsqu'ils osaient toucher ma peau. Je retournais la tête vers lui. A quoi jouait-il ? Même si j'avais décidé d'effacer l'idée de toute blague de mon esprit, il fallait avouer que la situation était assez étrange. Nous nous étions rencontré deux fois au total, et j'avais l'impression qu'il .. Non. Ce n'était qu'une impression, hein ? C'était ce que je me répétais avant de remarquer une pression sur mes lèvres, et le visage d'Edward à une distance bien ridiculement petite du mien. Je n'avais pas fermé les yeux. Le temps que je réalise qu'il était en train de m'embrasser, il s'était déjà retiré, et je restais figée, le regard plongé dans le vide, les yeux écarquillés .. S'il venait de faire ce qu'il venait de faire, cela voulait dire qu'il m'aimait bien, non ? J'étais bête. Soit c'était un pari, ce qui serait surement plus réaliste, soit .. Quelque chose que je n'osais pas imaginer. Que quelqu'un m'aime bien, ou m'aime, me semblait totalement impossible et l'idée n'arrivait pas à s'ancrer dans mon cerveau. Je pouvais très bien détester une personne car elle semblait m'apprécier. Car j'étais tordue. Je ne savais trop quoi dire .. Car je ne savais pas trop ce que j'en pensais. Bien sûr que le souvenir du baiser qu'il venait de m'offrir était doux, et que je regrettais de ne pas en avoir plus profité. Bien sûr que je me sentais bien avec lui. Mais ça ne voulait rien dire. Non ? Oui. Non ? Je me détestais. « Je suis désolé, je ne sais pas ce qui m’a prit. Je comprendrais si tu es en colère. En fait, je ne sais pas ce qui se passe en moi, depuis que je t’ai rencontrée. C’est étrange. J’ignore si c’est réciproque ou non, mais je ressens une attirance envers toi, quelque chose qui ne se contrôle pas. » Je restais ébahie, et détournait le regard pour observer les bateaux qui rentraient au port. « Oh. » Pitoyable, mais que pouvais-je dire d'autre ? J'étais trop réservée et trop fière pour lui retourner ce qu'il venait de me dire, et je ne pouvais que me tasser sur mon siège. Surtout que, je n'y croyais pas trop. Est-ce que le prince charmant pouvait vous bousculer, et comme par hasard, avoir envie de vous ? Cela n'arrivait que dans les contes de fées. Si ça se faisait, c'était bien une hallucination. Je pouvais avoir une tumeur au cerveau, ou quelque chose de ce genre. Je fronçais les sourcils et touchait la joue d'Edward, comme pour vérifier s'il était bien tangible, puis retirait ma main précipitamment. Il me semblait que le cerveau pouvait aussi faire croire à la sensation du toucher. Et puis après, pourquoi ne pas profiter ? Même si c'était une blague. Sur le moment présent, ce serait surement très plaisant. « Non, je ne suis pas en colère, non .. » Je m'éclaircissais la voix et passais une main dans mes cheveux. « C'est sur que c'est .. étrange. Mais j'apprécie ta compagnie. Non, j'aime ta compagnie. Non, j'adore ta compagnie ! » Je passais un doigt sur mes lèvres comme en pleine réflexion. « Tu me sembles un peu trop parfait. » Je devais surement lancer des bouts de phrase incompréhensibles, mais après tout, je n'étais pas capable de faire mieux. Je me retournais vers Edward, qui lui semblait être en pleine admiration de mes mains, et reprenait la parole d'une voix faible. « Enfin .. Tu peux recommencer. Si tu veux. » J'espérais qu'il comprenait ce que je voulais dire, car je n'avais surement pas la force de m'expliquer, et/ou, de prendre les avants. Ce que je voulais était évident, qu'il réitère son geste et que je puisse cette fois-ci profiter du moment.

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Edward Miller

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MessageSujet: Re: You're my life now [ Rose]   Dim 1 Mar - 15:26

Le baiser est la plus sûre façon de se taire en disant tout : Maupassant


Je commençais à croire qu’elle allait me repousser, lorsque Rose mit sa main sur ma joue. Mon cœur, qui s’était calmé, se remit à battre avec frénésie. Nous étions si proches, j’avais peur qu’elle sente le rythme de mon cœur. Mais elle enleva rapidement sa main. J’attendais la suite avec impatience. « Non, je ne suis pas en colère, non.. » Je fus soulagé. « C'est sur que c’est... étrange. Mais j'apprécie ta compagnie. Non, j'aime ta compagnie. Non, j'adore ta compagnie ! » Je ne pus réprimer un sourire. Ses paroles me faisaient plaisir, évidemment. Elle passa un doigt sur ses lèvres, en une moue irrésistible. Je brûlais d’envie de l’embrasser à nouveau, mais elle semblait sur le point de parler, et je ne voulais pas la couper. « Tu me sembles un peu trop parfait. » Moi ? Parfait ? Jamais je n’avais pensé que je puisse être parfait. « Je suis loin d’être parfait ma belle » lui chuchotais-je. « Enfin... Tu peux recommencer. Si tu veux. » Ainsi elle ne me reprochait pas de l’avoir embrassée. Au contraire. Je me sentais heureux. Je levai le visage, et la regardais. « Tes désirs sont des ordres » dis-je doucement. Je comblais le peu de distance qui nous séparait en m’approchant d’elle. Puis je passais un bras autour de sa taille, et posais, une nouvelle fois, mes lèvres sur les siennes. Cette fois-ci le baiser dura plus longtemps. J’y mettais tout l’amour et toute l’ardeur que l’on peut mettre dans un baiser. Tout le désir et toute la passion. Je caressais tendrement son dos avec ma main. Je profitais tant que je pouvais du moment présent. Je voulais que le temps s’arrête, et que Rose et moi restions ainsi. Le vent faisait voler ses cheveux, qui caressaient doucement ma joue. Tout en continuant de caresser son dos d’une main, je posai l’autre sur ses cheveux. J’avais l’impression que le monde autour de nous ne tournait plus. Je n’entendais plus le bruit des vagues, ni les cris des quelques enfants qui étaient là. J’étais avec Rose. C’était tout ce qui m’importait. Mais soudain je pris conscience du danger. Soudain je me souvins que j’étais un vampire. A tout moment je pouvais perdre contrôle. Elle était sans défense, dans mes bras. Je pouvais en profiter pour en faire mon repas. Terrifié, je me reculais, interrompant notre baiser. J’étais un monstre, et elle croyait que j’étais parfait. Je lui mentais, depuis le début. Malgré tout, je ne pouvais me résoudre à enlever mon bras de sa taille. « Je ne suis pas parfait, crois-moi »dis-je sérieusement. « J’ai plein de défauts. Je ne ressemble pas du tout au prince charmant dont rêvent toutes les filles. » Son odeur parvenait encore et toujours à mon nez. Je songeais à quel point son sang devait être bon. J’avais honte. Comment pouvais-je penser cela ? Je me dégoutais moi-même. « Promets-moi d’être prudente, s’il te plait. Je ne supporterais pas de te perdre » Ma voix se perdit en un murmure. Elle allait me trouver étrange, bizarre. Qu’importe. Il fallait qu’elle fasse attention. Je m’en voudrais toute ma vie s’il lui arrivait quelque chose. Je voulais lui avouer que j’étais un vampire, mais comment réagirait-elle ? Si elle savait, elle me fuirait, et je ne pourrais plus jamais être près d’elle comme je l’étais à ce moment même. Je ne pourrais plus l’embrasser, plus la toucher. Elle aurait peur. Je devais lui dire, mais ne pouvais pas. Je me sentais si bien depuis que je l’avais rencontré, je ne voulais pas briser tout ce bonheur. C’était mal. J’étais égoïste, je ne pensais qu’à moi. Mais j’avais l’occasion de goûter au bonheur quelques années. Mais Rose allait bien s’apercevoir un jour ou l’autre que je ne vieillissais pas, ne prenais aucune ride. Toutes mes pensées se mélangeaient dans mon esprit. Lui dire ? Ne pas lui dire ? Je ne savais que faire.
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Rose M. Swan

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MessageSujet: Re: You're my life now [ Rose]   Lun 2 Mar - 1:41

Je haïssais le temps, tellement celui-ci ne me paraissait relatif. Cela dépendant d'une constante, qui était en ce moment, Edward. Il s'approchait de moi et les minutes faisaient la course, tandis que l'éloignement leur donnait une pause. Même si j'avais la constante impression d'être une idiote profonde, l'idée que peut-être il pouvait y avoir des choses qui pouvait plaire dans ma personne grandissait à l'intérieur de moi. Car, en exceptant la théorie du pari, pourquoi aurait-il pris la peine de me parler, alors ? Ses sourires faisaient monter les commissures de mes lèvres, et je me surprenais à prendre une expression heureuse plus facilement que je l'aurais imaginé. Il semblait être un ange descendu du ciel, tout juste là pour illuminer ma vie si terne et morne. J'attendais, la gorge serrée, la réponse à ma proposition. S'il changeait d'avis ? En matière de baisers, ce n'était pas exactement comme si j'avais eu beaucoup d'entrainement .. ou eu d'entrainement tout court. Peut-être s'était-il rendu compte de ma non-expérience et avait trouvé ça particulièrement dégoutant. Et il partirait aussi vite qu'il avait pu arriver. Les battements de mon cœur m'étaient aussi insupportables que le bruit d'une immense cloche, et ils semblaient tellement puissants que j'avais peur que ceci puissent être audibles. « Tes désirs sont des ordres » Cette fois-ci, je ne me laissais pas surprendre. Et puis de toute façon, Edward avait préparé le terrain en glissant sa main contre mon dos, sensation que je trouvais très agréable. J'aurais voulu en faire de même, mais ma maladresse aurait surement amené quelque accident, et je gardais mes bras ballants des deux côtés de mon corps. Je me surprenais à trouver ce contact étonnement agréable, ou en tout cas beaucoup plus que le premier, et suivait avec passion la danse que ses lèvres exerçait sur les miennes. Je devais avoir l'air idiote, tandis que lui me tenait dans ses bras. J'essayais d'imaginer l'image dans ma tête, un couple -deux personnes en tout cas- s'embrassant sur un banc devant la mer. Tellement cliché. Il fallait que j'arrête de les dénigrer, remarquant qu'ils pouvaient dans certains cas de révéler particulièrement intéressants. Même dans un moment important, enfin je l'espérais, comme celui-ci, mes pensées étaient obligées de vagabonder d'un sujet à un autre. Je décidais de faire le vide dans mon esprit, et de me concentrer sur mes sens. La sensation de ses mains, sur mon dos et dans mes cheveux. Son odeur enivrante. L'arôme délicieux de ses lèvres et de sa langue. Le son provoqué par notre toucher, associé à celui de la mer et des gens aux alentours. Seule la vue était dénigrée, mais je n'en doutais pas moins que le spectacle devait être magnifique si j'osais ouvrir mes paupières. Alors que je me laissais aspirer dans la spirale machiavélique de l'addiction, il me surprit à stopper brutalement notre étreinte. Je le savais. J'avais fait quelque chose de mal. « Je ne suis pas parfait, crois-moi » Je haussais les sourcils. Il l'avait déjà dit tout à l'heure, premièrement, et deuxièmement, sa phrase était une piètre excuse pour interrompre un moment qui me faisait frôler l'extase. « J’ai plein de défauts. Je ne ressemble pas du tout au prince charmant dont rêvent toutes les filles. » Je ne le croyais pas une seconde, mais je gardais ma bouche close pour ne pas le contredire. Il était bien mon prince charmant. S'il avait des défauts, je crois que je les prendrais pour des qualités. Aveuglée. Je haussais les sourcils avec un petit sourire « Promets-moi d’être prudente, s’il te plait. Je ne supporterais pas de te perdre » Mais le perdit avec cette phrase, pour reprendre un air suspicieux qui m'allait si bien. Prudente par rapport à quoi ? .. A ce que je savais, je n'étais pas recherchée pour meurtre. Je n'étais pas un dealeur, ou une droguée. Je ne faisais pas du trafic d'armes .. Pourquoi devrais-je m'inquiéter ? Il commençait sérieusement à m'intriguer, et je me reculais quelque peu. « Heum, tu .. quoi ? » Je me grattais le crâne et regardais en l'air, avant de continuer avec une phrase peut-être plus censée. « A moins que tu sois un serial killer, et que tu avais l'intention de m'attirer dans les bois pour me poignarder, me découper en morceaux et me jeter dans un lac … Je ne vois pas le rapport avec toi, et le fait d'être prudente. Pire, je ne vois pas pourquoi je devrais être prudente. » Un petit rire nerveux, et je repartais. « Tu es bizarre, toi. » Mon regard s'attarda vers le sien, et je reprenais. « Mais moi aussi. Alors je suppose qu'on forme une bonne paire » Je lui lançais un regard amusé, en espérant détendre un peu l'atmosphère.
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MessageSujet: Re: You're my life now [ Rose]   Mar 3 Mar - 15:16

Rose ne me prenait pas au sérieux. Elle ne se doutait pas que je n’étais pas très loin d’être un tueur en série. Elle ne se doutait pas que j’étais un monstre. Elle riait doucement, m’affirmant que nous devions former une bonne paire. Que penserait-elle si elle savait ce que j’étais réellement ? Je n’avais pas vraiment envie de le savoir, pourtant il fallait qu’elle sache. Elle mettait ses jours en danger en me voyant. Elle était comme le petit mouton qui se promène librement dans ses pâtures pendant que le loup s’approche pour le manger. Je ne voulais pas prendre de risque, mais je ne voulais pas la quitter, je voulais continuer à la voir, encore et encore. Je voulais l’embrasser comme un fou, la garder dans mes bras, passer tout mon temps avec elle. Elle était la femme que j’attendais depuis maintenant plus de cent ans. Je ne pouvais me résoudre à la laisser partir, et ne rien faire pour la retenir. Pourtant…Pourtant il le fallait. Je cherchais encore et toujours une solution. Alors je décidai de profiter du moment présent, pendant au moins quelques minutes, avant que mes pensées ne se mélangent une nouvelle fois. Je me jetai sur ses lèvres, je ne pouvais plus m’en passer. Elle était comme une drogue. Ma drogue. Je jouais avec sa langue et ressentais un plaisir que je n’avais jamais connu. J’avais embrassé d’autres femmes, durant ma longue vie. Mais je ne les avais jamais aimées comme j’aime Rose. Je resserrais mon étreinte, pressais mon bras dans son dos. Je voulais la sentir contre moi, sentir son corps contre le mien, comme si elle pouvait s’échapper d’un moment à l’autre. J’avais l’impression d’être dans un rêve, et avais peur de me réveiller. Nous étions collés l’un contre l’autre. Je sentais sa peau, brûlante comparée à la mienne. Etrangement, je ne pensais à rien d’autre qu’à l’instant présent. J’oubliais que j’étais un vampire. J’étais un humain comme les autres, et je passais du temps avec Rose. Nous étions de jeunes adultes qui profitaient de l’instant présent. Mes peurs menaçaient de refaire surface, mais je les chassais. J’avais l’éternité pour m’inquiéter, pour le moment il fallait que je profite d’être avec Rose. Les yeux fermés, j’essayais d’imaginer son visage contre le mien, sa bouche tendre et délicate contre la mienne. Avec ma main libre, je pris la sienne et la dirigeai vers ma nuque, puis je pris son autre main, et répétai le même geste. Elle me paraissait un peu maladroite, et je me demandais si elle avait déjà eu quelqu’un d’autre, avant moi. Cela ne me dérangeais pas que je sois le premier, au contraire. J’en retirai une certaine satisfaction, une certaine fierté. Elle n’était pas comme les autres. Elle n’était pas une fille facile, et elle m’avait laissé l’approcher, l’embrasser. Je me reculai légèrement, mettant fin à notre baiser et la regardai tendrement. Elle était si belle. Les quelques rayons du soleil faisaient briller ses cheveux. Mes doigts tapotaient doucement son dos, je n’avais toujours pas enlevé ma main. Je vivais un moment intense, du bonheur à l’état pur. Je ne sais pas ce qui m’a prit à cet instant, je ne sais pas comment ni pourquoi j’ai prononcé ces mots. Ils sont sortis d’eux même de ma bouche. Peut-être mon inconscient voulait-il que Rose sache la vérité, peut-être le voulais-je moi-même, je n’en savais strictement rien. « Je suis un vampire » avais-je soufflé, cependant assez fort pour qu’elle m’entende. Je m’attendais à tout moment qu’elle relâche notre étreinte, qu’elle me frappe, qu’elle se sauve. J’avais peur. Pas peur de me faire attaquer. Peur de la perdre. Et cette peur est beaucoup plus intense, beaucoup plus forte. J’étais sur le qui-vive, prêt à lui courir après si elle décidait de partir, prêt à lui présenter mes excuses, prêt à crier, pleurer de tout mon corps.
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Rose M. Swan

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MessageSujet: Re: You're my life now [ Rose]   Mer 4 Mar - 5:46

    Ma tentative de faire rigoler un peu Edward se trouva être vaine, et je me tassais sur le banc avec une mine dépitée. Cela m'angoissait, qu'il soit si sérieux à propos d'un sujet que je ne comprenais point. Lorsque les idées n'étaient pas claires dans ma tête, je ne pouvais m'empêcher de bouillir intérieurement afin que tout s'emboite et fasse un produit final. Que l'équation soit résolue,et que j'en connaisse les variables ainsi que les résultats. Nous étions si proches. Moi qui trouvait particulièrement idiotes toutes ces jeunes filles qui osaient embrasser au premier rendez vous (ou pire), je me retrouvais en train de passer un plus qu'agréable moment avec un presque total inconnu. Inconnu en tous points parfaits et qu'il me semblait connaître depuis longtemps. Ce que cette sensation pouvait m'être étrange. J'avais l'impression que passer chacune de mes secondes avec lui ne ferait qu'augmenter le bonheur qui résidait maintenant dans mon esprit, et que jamais je ne me lasserais. Et si je n'avais pas pris ce chemin là, à l'université ce jour là, que je n'avais pas été maladroite, et que je ne lui étais pas rentré dedans. Je ne serais pas là, en train d'embrasser un garçon qui me semblait mille fois supérieur à moi même. Et j'aimais ça. Alors que je souhaitais intérieurement qu'il m'embrasse une troisième fois, ses lèvres fondirent sur les miennes et je pu papillonner encore un long moment. Je ne savais pas si c'était à cause de l'excitation du nouveau, ou tout simplement parce que c'était avec lui. Tout ce dont j'avais la certitude, était que je voulais qu'il me prenne dans ses bras, caresse mes cheveux, passe ses doigts froids dans mon cou, et qu'il m'embrasse. Mission qu'il réalisait délicieusement bien pour l'instant. Sa peau froide me donnait la chair de poule, additionnée à l'air du port qui était bien frisquet, mais je me détachais de toutes les sensations désagréables pour me concentrer seulement sur nous deux. Et s'il faisait juste ça pour m'amuser ? Et s'il partait, pour ne jamais me revoir ? Peut-être qu'il s'amusait du fait que je croie en lui. D'autres questions se bousculaient dans ma tête, ne doutant pas de son honnêteté et de sa franchise. Qu'étions nous ? Que serions nous ? Il ne fallait pas y penser. Pas maintenant en tout cas. Il m'aidait, et passait les bras autour de son cou. J'essayais au plus possible d'oublier le fait qu'il avait la température de quelqu'un qui sortait du congélateur. Puis, il mettait fin à mon extase -il n'y aurait de toute façon pas eu d'autre possibilité, car je me sentais tout simplement incapable de me détacher de lui-, et je me retrouvais à le fixer avec une certaine gêne. D'accord. Maintenant, que dire ? Que faire ? Était-ce le moment où il allait m'annoncer qu'il devait partir en Australie, et que je n'allais plus jamais le revoir ? Qu'il avait une maladie très grave et allait mourir le lendemain ? J'avais de l'imagination. Mais surement pas assez pour cela. « Je suis un vampire » Ma première réaction fut de rester stoïque. Ma deuxième, fut d'éclater de rire. Pas très fine. « Si c'est ça ton excuse pour que je parte au courant, c'est un peu mal choisi. » Tout le monde les connaissait dans cette ville. Qui n'avait pas entendu parler des meurtres, rien qu'à la télévision ? A vrai dire, je m'en fichais. L'hypothèse qu'Edward aurait pu en être un ne me passait même pas par l'esprit. « Et puis tu sais, je ne suis pas ignorante. J'ai entendu des choses, j'ai lu des choses .. Premièrement, je pense qu'au lieu d'aller sur le port, nous serions allés dans la forêt. Puis, que tu m'aurais dit de ne pas avoir peur et que je t'aurais suivi naïvement, avant que tu me plantes tes gros crocs imaginaires dans mon cou. Que je me vide de mon sang, et que tu me laisses mourante pour que je me fasse dévorer par les bêtes du coin. » J'arborais un grand sourire. Bon, je n'en pensais pas autant, étant donné qu'il avait utilisé une excuse assez ridicule pour se débarrasser de moi. Et qu'il voulait donc se débarrasser de moi. Cela m'attristait. « Et puis deuxièmement, les vampires sont .. » Morts. Leur cœur ne bat plus. J'avais bien senti les battements de son cœur, non ? Edward était doté d'une étrange pâleur, d'accord. Il était également très froid .. Il prenait des cours par correspondance .. Ça ne voulait rien dire. Beaucoup de coïncidences, non ? Sa beauté plus que surnaturelle.. Je décidais de me taire, en attendant qu'il se mette à rire et/ou invente une autre excuse bidon.



    « les vampires sont .. pas toi. tu vois. »


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Edward Miller

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MessageSujet: Re: You're my life now [ Rose]   Mer 4 Mar - 18:28

«Si c'est ça ton excuse pour que je parte au courant, c'est un peu mal choisi. Et puis tu sais, je ne suis pas ignorante. J'ai entendu des choses, j'ai lu des choses... Premièrement, je pense qu'au lieu d'aller sur le port, nous serions allés dans la forêt. Puis, que tu m'aurais dit de ne pas avoir peur et que je t'aurais suivi naïvement, avant que tu me plantes tes gros crocs imaginaires dans mon cou. Que je me vide de mon sang, et que tu me laisses mourante pour que je me fasse dévorer par les bêtes du coin.Et puis deuxièmement, les vampires sont... les vampires sont... Pas toi. Tu vois. »

Je fus quelque peu agacé que Rose ne me prenne pas au sérieux. Je retirai mon bras de son dos, et me tournai vers la mer. Je ne l’avais plus dans mes bras, et le contact de sa peau avec la mienne me manquait déjà. J’évitais de regarder ses lèvres, pour ne pas reprendre nos baisers. Il fallait que je lui parle, que je lui parle du danger. Elle devait être au courant. Son rire résonnait dans mes oreilles, mais pas en un son qui m’avait tant plu auparavant. Malgré moi je ressentais de la colère envers elle. Pourquoi ne me croyait-elle pas ? Si elle avait entendu parler des vampires, elle devait me croire. Je sentais bouillonner en moi cette colère qui me donnait envie de crier à Rose qu’elle était stupide, que n’importe qui aurait remarqué, en me touchant, que je n’étais pas normal. Je ne savais pas pourquoi je ressentais cette colère. Je ne voulais pas faire de mal à Rose, pourtant c’était peut être le seul moyen de lui faire prendre conscience de ce que j’étais. Si je partais et n’essayais plus de la voir, elle m’oublierait et vivrait sa vie normalement, sans un vampire pour tout gâcher. Je me disais que c’était la seule solution, pas pour moi non, mais pour elle. Elle avait droit à une vie magnifique, avec un mari qui l’aimerait de tout son cœur et ne lui ferait pas de mal, avec des enfants. Elle vieillirait heureuse, des rides au coin de ses yeux, deviendrait grand-mère, et pourrait mourir en se disant qu’elle aura eu une vie merveilleuse. Je ne pouvais pas tout remettre en cause. Pourtant…Malgré toutes ces choses que je me disais, je ne pouvais m’empêcher de penser que moi aussi je pourrais la rendre heureuse. Mes choix étaient divisés en deux. Comme dans ces dessins animés, où le personnage ne sait faire son choix entre le petit diable et le petit ange qui se disputent dans sa tête. Je regardais les vagues qui venaient se jeter avec violence contre les rochers. Le vent se faisait de plus en plus fort. Les quelques personnes qui étaient là tout à l’heure étaient parties. Il ne restait plus que Rose et moi. Même les mouettes s’éloignaient, sentant la tempête arriver. Je triturais mes mains, cherchant ce que je devais faire, ce que je devais dire. Je voulais lui crier que tout à l’heure j’avais pensé au gout de son sang, pour la faire partir. Je voulais qu’elle me laisse seul, moi et ma colère. Mais je voulais également qu’elle reste près de moi. Elle me rendait fou. Fou de désir lorsque je l’embrassais, fou de colère lorsqu’elle riait de moi. Comment un être pouvait jouer de la sorte avec mes sentiments ? Je ne me reconnaissais plus moi-même. Je me surprenais même à regretter d’avoir mis les pieds à Harvard le jour de notre rencontre. Elle était la plus belle chose qui me soit arrivée, mais à ce moment-là, ma colère m’aveuglait. Je laissais s’installer entre nous un silence pesant. J’en avais besoin, pour réfléchir. Je ne la regardais pas, ayant peur de me jeter sauvagement sur ses lèvres. Le goût de ses lèvres…Sa langue…Ma main dans son dos…Ses cheveux. Tout me revenait en images saccadées. Mon désir revenait, mélangé à cette colère dévastatrice. Que m’arrivait-il ? Je n’arrivais plus à me maitriser. J’étais terrifié à l’idée de perdre tout contrôle. Qui sait ce que je serais capable de faire ? Je ne pensais pas au fait que je pouvais blesser moralement Rose. Je ne pensais pas que j’avais pu lui faire croire des choses sur…nous. Je ne pensais qu’à moi en cet instant. Mon esprit s’embrouillait, je n’arrivais même plus à distinguer le contour de mes mains. Tout autour de moi était soudainement devenu flou. Je me demandais encore comment un être humain pouvait me rendre dans cet état. Qu’avait-elle de plus ? Etait-elle vraiment une humaine ? Je venais à me poser cette question, tant c’était étrange que je perde tous mes moyens face à elle. Je me pris la tête entre les mains. Elle allait trouver cela bizarre. Peut-être était-elle-même partie, me laissant là, seul, à réfléchir. Je ne la méritais pas. Voilà ma conclusion. J’étais la bête et elle la belle. Sauf que, contrairement au conte, elle ne tombera pas amoureuse de moi, et nous ne vivrons jamais ensemble, heureux. Le soleil commençait à descendre lentement vers l’horizon. C’était la fin de la journée. Je me revoyais lorsque j’étais face à Rose, à Harvard, et que je cherchais quelque chose à lui dire. Je revoyais les filles autour de nous qui gloussaient. Je revoyais tous ces étudiants. Alors que cela faisait à peine quelques heures que ces événements étaient passés, j’avais l’impression que des semaines, des mois, des années s’étaient écoulées. Tout était allé si vite. Nos conversations, nos rires, nos baisers…ma déclaration, qui avait tout gâché. J’avais fermé les yeux, et me repassais toutes ces images comme si c’était un film. J’avais cru, en rencontrant Rose, que désormais tout irait bien, que je serais heureux. Je m’étais trompé. Je n’étais pas plus heureux qu’avant. C’était pire. Je devais faire un choix, maintenant, et je n’arrivais pas à me décider. Parce que c’était ma vie et celle de Rose qui en dépendaient. Parce que je risquais d’être déprimé jusqu’à la fin des temps, et Rose risquait sa vie, si éphémère comparée à la mienne. Je n’aimais pas faire des choix, prendre des décisions. Je préférais laisser faire les autres, mais je ne pouvais pas laisser Rose décider. Elle ne prenait pas conscience, apparemment, de ce qui pouvait lui arriver. Je décidai, pour le moment, de lui démontrer de ce que j’étais. On verrait bien par la suite. Après tout, peut-être se sauvera-t-elle et donc ma destinée sera tracée. J’ouvris les yeux, relevai la tête, et la regardai. Je la regardai dans ses yeux, essayant de lui montrer, par mon regard, que j’étais sérieux. Et je luis dit, non sans une once de colère dans la voix :

« Que tu me croies ou pas, je suis un vampire. Je suis un être qui boit du sang. Je suis né le 25 janvier 1884 à Londres. J’ai 125ans aujourd’hui. J’ai été mordu par un vampire à l’âge de 25ans. J’ai bu du sang humain, au début, parce que je n’arrivais pas à me contrôler. Je ne sais pas si tu te rends compte. J’ai tué, parce que j’avais faim. Je me dégoutais tellement que j’ai décidé de ne me nourrir que d’animaux. J’ai voyagé. L’Europe, la Russie, puis l’Amérique. J’ai la peau froide, comme celle des morts, mas je suis vivant. Contrairement à ce que disent les légendes, je peux rester au soleil. Mais, si on regarde bien, j’ai la peau qui scintille légèrement. Je peux te tuer là, si je veux. Regarde autour de toi, il n’y a plus personne. Si je ne t’ai pas emmenée dans une forêt, pour boire ton sang, c’est parce que j’arrive à me retenir maintenant, et que je ne veux pas te tuer. Parce que tu as le don de me faire perdre mes moyens, de jouer avec mes sentiments. Je n’ai jamais ressenti cela, avant. Je ne voulais pas te dire la vérité, de peur de te perdre. Mais le danger est là. Il fallait que tu saches. » Je sentais la colère, de plus en plus forte. « Merde Rose ! Je suis un monstre ! Tu ne comprends pas ? Alors que je t’embrassais, je me suis demandé quel goût devait avoir ton sang ! J’ai pensé à mordre ta peau. Je me dégoûte moi-même, alors pourquoi tu ne te sauves pas ? Pourquoi tu restes ? Ces lèvres, qui étaient sur les siennes tout à l’heure, peuvent à tout moment se retrouver sur ta peau, sans que tu ne puisses rien faire ! Tu ne pourrais même pas me repousser ! » Je lui criais dessus, ne pensant même pas à quel point je pouvais lui faire peur, la rendre triste. Je devenais même méchant. Je m’emparais de son poignet, le serrant si fort que je pourrais le briser : « Ce sang qui coule dans tes veines, pourrait me nourrir n’importe quand ! Je suis un être incontrôlable ! Je n’arrive pas à me maitriser moi-même ! » Je laissais retomber son poignet. « Tu es brillante. Tu peux avoir une grande carrière, un mari qui sera aussi doux que toi, des enfants…une ville merveilleuse. Et tu perds ton temps avec un vampire. Un vampire ! Je ne prends pas de cours par correspondance. Je t’ai menti. Je n’étudie rien du tout. Pour ce qui est de la littérature, j’étais sincère. J’étais sincère sur le fait que tu me plais. Je te trouve incroyablement belle. Tu es ce qui m’est arrivée de mieux dans ce monde. Mais je suis un monstre. Je peux briser ta vie en quelques secondes. Je ne veux pas te faire partir…Enfin, c’est si compliqué. Après tout, le plus simple, ce serait que tu partes, et qu’on ne se revoit plus. Tu m’oublieras vite. Moi…ce n’est pas important ce que je deviendrai. »
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Rose M. Swan

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MessageSujet: Re: You're my life now [ Rose]   Jeu 5 Mar - 17:24

    Je m'étonnais de l'attitude que j'avais bien pu susciter chez Edward. Il avait retiré sa main de mon dos, et je ne pouvais plus me délecter de ces doux contacts. Personne ne m'aurait cru, si je leur avais dit que rester collée à lui m'aurait largement suffit, et m'aurait occupée des heures entières. Car bien sûr, j'étais la personne la plus rabat joie en ce qui concernait les contacts physiques. Tous ceux qui me frôlaient juste l'épaule se voyaient adresser une petite remarque désobligeante, et je ne pouvais même pas vous raconter ce qui était arrivé à ceux qui s'étaient autorisés plus. Je haïssais la proximité, étant donné que plus la distance entre moi et une autre personne était petite, plus je m'angoissais. Qu'avais-je fais de mal ? Il me fallait repenser à mes paroles tout de suite. Peut-être que j'aurais du feigner y croire, pour qu'il puisse partir sans trop d'encombres. Je me tapais sur la tête mentalement d'avoir été aussi stupide, et retournait mon regard vers son visage, qui n'était définitivement plus tourné vers le mien. Même si ses yeux pouvaient m'intimider la plupart du temps, j'adorais me plonger dans leur couleur changeante et m'y laisser couler complètement, jusqu'à me noyer. Il était clair que je n'aimais pas du tout qu'il se comporte de cette manière, et que j'aurais très bien pu laisser ma main choir sur son épaule pour qu'il y ait un quelconque contact physique entre nous, mais le silence qui régnait me chuchotait pourtant de ne rien faire. D'un côté, cela m'inquiétait. Soit il faisait partie de ces fanatiques qui croyaient vraiment être des vampires, soit .. il en était un. Était-ce possible ? Après tout, rien que son apparence physique semblait être caractéristique. Je laissais cette petite idée grandir dans mon cerveau. S'il était un vampire, il devait être .. tellement .. âgé, premièrement. Il devait avoir un bon nombre de fois mon âge, à moins qu'il ait été euh .. transformé ? Il y a peu de temps. Un grand âge justifierait sa grande culture, et ne ferait que me rendre de plus en plus petite à côté de lui. Et ça ne ferait que justifier qu'il n'aurait jamais du trouver un quelconque intérêt à venir me parler, petite humaine sans même une vingtaine d'années. Et puis, toujours s'il était un vampire, il ne vieillissait pas. Pas d'apparence, en tout cas. Si nous continuions à nous fréquenter, quelle drôle de supposition alors que nous venions juste de nous rencontrer, cela ferait extrêmement bizarre. A 40 ans, trainer avec .. Je ne savais pas exactement quel âge il avait, mais ça ferait tâche. En fait, on me prendrait pour sa mère. Puisqu'il ne me servait à rien de continuer à le fixer, je me retournais vers la mer agitée, tandis que le silence était de plomb. Les bruits des enfants rieurs de plus tôt n'étaient même plus perceptibles, ce qui me fit essuyer cette fois ci un petit regret. Il jouait avec ses propres mains, je jouais avec les miennes, pour m'occuper. Aussi loin que je me souvenais, j'avais toujours eu l'habitude de toujours avoir quelque chose dans mes mains pour m'occuper les doigts, et si je ne le pouvais pas, j'avais tendance à les faire danser et à leur inventer des chorégraphies. Assez pathétique. Le silence me faisait me sentir si mal que mes pensées n'arrêtaient pas d'essayer de se détourner du sujet, mais je m'efforçais de toujours les remettre dans le bon chemin pour ne pas m'égarer. Tout cela était tellement irréaliste. S'il était vraiment un vampire, cela expliquait beaucoup de choses. Comme le fait que je ne pouvais jamais avoir de chance de toute façon. Il fallait que je rencontre un garçon en tous points parfaits, que je lui plaise, qu'il me plaise, mais que bien sûr, il soit un buveur de sang. Dans un sens, cela ne me dérangeait pas trop, après tout, s'il ne se met pas en tête de gouter au mien, et s'il n'est pas un assassin, nous pourrions quand même nous voir. Non ? En une journée, nous étions passé de total inconnus qui ne savaient rien de l'autre, à, pour mon cas, un stade accro assez effrayant. Peut-être que c'était un pouvoir, je n'en savais trop rien. Si le but était de me manger au final, il ne m'aurait pas annoncé sa vraie nature avant que je sois ensanglantée dans ses bras, alors j'espérais que le liquide rouge qui coulait dans mes veines ne lui faisait pas envie. J'étais sure que j'étais anémiée, en plus, il ne devait pas être si bon que ça. Ou alors, c'était justement un plan de super méchant, qui dit que, en disant à la victime qu'il est méchant, la victime va le prendre pour gentil d'être honnête, pour encore mieux la piéger ensuite ? Bon. Ça ne me dérangeait pas tant que ça de mourir, de toute façon, il n'y avait pas vraiment de choses qui allaient me manquer dans le monde. Je n'avais pas vraiment d'envies suicidaires, mais pas des envies particulières de rester en vie également. C'est vrai que je trouvais débile toutes ces personnes qui ôtaient eux même leur vie, mais si mon heure arrivait, bien sûr j'essayerais de l'en empêcher, mais cela ne m'effrayerait pas à un point inimaginable. Cela m'intriguait plus qu'autre chose. Comment imaginer n'être plus .. rien ? C'était tellement bizarre. Je prenais une grande inspiration, tandis que la lumière se faisait de plus en plus faible. La journée avait passé à une vitesse assez hallucinante, et je devais avouer regretter de ne pas avoir pu travailler cet après midi. J'étais assez accro et angoissée, dans mon genre. Mais après tout, entre passer une après midi dans les livres à se bourrer le crâne d'informations, ou passer une après midi en compagnie d'Edward, il n'y avait même pas de réflexion et mon choix était clair et net. Pourtant, je n'étais pas le genre de personnes qui trouvait un intérêt particulier aux contacts sociaux. Et si ce qu'il disait était vrai, il n'était de toute façon, pas vraiment un contact .. humain, si l'on pouvait le dire comme ça. Je le trouvais mieux qu'humain, bien que n'étant pas une de ces personnes qui entretenaient un culte particulier pour les personnages fameux qu'étaient les vampires. Je ne les trouvais pas spécialement cools. Je ne les trouvais pas spécialement dégoutants non plus. Après tout, la différence était que très fine entre tuer des animaux et tuer des humains, eux même des animaux d'ailleurs, et on pouvait dire que la majeure partie de la population n'était que des meurtriers. Et puis, il se retournait vers moi. Je me retournais vers lui. Son regard m'inquiétait un peu, soit il allait me dire qu'il était vraiment un vampire et allait me faire un long discours -ce qui m'amènerait automatiquement à le croire de toute façon-, ou alors un discours sur le fait que ce n'était pas particulièrement contre moi, mais qu'il n'avait pas spécialement envie de s'engager, un autre truc du genre, cliché de cinéma. Il ouvrait la bouche, j'avalais les paroles et essayait pour le mieux de les retenir, mon hypothèse numéro 1 se révélait être celle exacte. Tant mieux, c'était celle que je préférais, dans un sens. Je n'allais pas encore plus dénigrer ce qui se trouvait juste devant le bout de mon nez, il était vrai que toutes ces caractéristiques ressemblaient très bien à celles du vampire. Il était un vampire. J'aimais bien le sang, à regarder, de toute façon. C'était joli. Enfin, dans un contexte du genre, je me pique avec une aiguille et je vois la goutte se former au bout de mon doigt, et pas du genre, je suis en train de mourir au fin fond de la forêt et suis couverte de mon propre sang, qui s'écoule sans pouvoir s'arrêter. 125 ans ? Dieu, je n'avais pas imaginé qu'il puisse être aussi vieux. Je me tassais sur le banc, ce que j'étais jeune à côté de lui. Il avait l'âge d'être mon arrière .. arrière .. grand père. Dans un sens, je l'enviais un peu, il avait vécu au 19e siècle. J'aurais pu lui demander de me raconter comment la vie était à cette époque là, mais me retenais, son expression faciale me faisant plus peur qu'autre chose. Les questions se multipliaient dans ma tête au fil des phrases, et je fus un peu soulagée de savoir qu'il ne se nourrissait pas de sang humain. Parce que dans le cas du vampire, il ne pouvait pas faire tellement autrement que de boire du sang, et bien que j'étais non favorable au meurtre des petits animaux, je préférais qu'il ne s'amuse pas à prendre des vies pour se nourrir. Il était allé en Europe, et encore un millier de questions s'ajoutaient. Mais ma bouche restait close, il avait l'air d'avoir commencé de parler, et de ne pas s'arrêter avant un petit bout de temps. « Je peux te tuer là, si je veux. » Je fronçais un sourcil, non sans esquisser un petit geste de répulsion. Quel était l'intérêt d'une telle phrase ? Il m'avait semblé comprendre qu'il ne tuait pas d'humains. Et, jusqu'à ce jour, on ne m'avait pas prouvé que j'appartenais à une autre catégorie d'êtres vivants que celle ci. Ces phrase suivantes me filèrent la chair de poule, avant qu'il se calme un peu et me dise qu'il ne voulait pas me tuer. Sublime ! Ça, c'était une bonne nouvelle. Le fait qu'il ait peur que je parte s'il m'annonçait son .. terrible secret me toucha, mais le fait de dire que je jouais avec ses sentiments eu le don de m'intriguer. Je ne voyais pas en quoi cette expression pouvait être prise au sens mélioratif, et je me maudissais d'avoir paru méchante, ou je ne savais encore trop quoi. Je me préparais à ouvrir la bouche, pour lui demander, mais il repartait, en prenant cette fois un ton beaucoup plus agressif. Je haïssais tout simplement que l'on s'exclame devant moi, et d'habitude, j'avais tendance à partir sans dire un mot dans ce genre de situation, mais il fallait dire que j'avais plus peur qu'autre chose. Même si je pouvais me donner un air de forte sans faiblesse, qui n'aurait pas peur quand quelqu'un était en train de vous crier dessus qu'il pouvait vous tuer à n'importe quel instant, et semblait vous le reprocher ? Je ne voyais pas en quoi je devais me sentir coupable. D'un côté, il semblait vouloir que je reste, de l'autre, j'avais l'impression de comprendre son intention que je parte. Il était tout simplement incompréhensible. Je sursautais tandis qu'il me prenait le poignet, qui allait surement devenir rouge de la pression qu'il exerçait dessus. Pendant un instant, j'ai eu peur qu'il le casse complètement, mais il me laissa la reprendre. J'essayais de moins me concentrer sur ses phrases, les larmes étant définitivement dans mes yeux, et coulant déjà sur mes joues, et j'avais peine à ne pas enfouir ma tête entre mes bras pour qu'il ne me voie pas. Il se calmait, mais ses phrases étaient tout aussi insensées que tout à l'heure. Je doutais finir autrement que vieille fille entourée de ses chats. La probabilité que je trouve un garçon normal à qui je puisse plaire était de pratiquement zéro, et il était clair que je ne souhaitais jamais me marier, ni avoir d'enfants. En fait, je n'aspirais pas vraiment à devenir le cliché de la femme telle qu'on la voyait pratiquement partout. Les paroles d'Edward étaient si contradictoires les unes avec les autres, que je ne savais pas vraiment s'il m'aimait ou me haïssait. Enfin, il arrêta de parler. J'étais censée répondre .. quoi ? Il avait lancé un tel amont d'informations dans mon cerveau, qui se battaient d'ailleurs très bien en duel, que je ne savais pas exactement par où commencer. Après quelques secondes de silence, j'ouvrais la bouche, sans un air particulier, et commençait à parler.

    « D'accord. Laisses moi le temps de récapituler. Tu es un vampire, tu ne te nourris pas de sang humain, tu me dis que tu veux que je reste, mais en même temps du me dis que je dois partir. Je n'ai pas envie de partir, et puisque c'est un peu à .. moi de décider ce que je veux faire ou pas, mon choix est fait. Désolée de ne pas t'avoir cru, je ne voulais pas te .. mettre en colère, ou te blesser, ou quoi que ce soit. Tu crois que c'est habituel pour moi, de me cogner sans faire exprès un garçon en tous points parfaits, qui semble en plus m'apprécier, et qui finit par m'apprendre à la fin d'un après midi que nous avons passé ensemble qu'il est un vampire ? Je ne vais pas persister à ne pas te croire étant donné ce que tu me dis, mais tu n'as pas besoin d'être agressif envers moi. Tu peux me tuer, mais tu dis que tu ne veux pas le faire. Tu tentes de m'effrayer, pour une raison qui m'échappe. Est-ce que tu me hais donc ? Si tu as passé environ une centaine d'années à ne pas tuer, pourquoi est-ce que ça changerait subitement avec moi ? Je n'aime pas particulièrement les vampires, je ne les hais pas non plus. Un être vivant, d'une certaine sorte, comme un autre, avec un autre régime alimentaire, je l'avoue un peu barbare. Mais puisque tu ne t'y es pas habitué, je ne vois pas en quoi je pourrais avoir peur. Peut-être que cela te déçoit que je ne sois pas effrayée et que je parte en courant. En fait, non, je peux te le dire sérieusement, tu m'as effrayée. Mais pas à cause de ta nature, qui n'a d'ailleurs aucune importance, mais à cause du ton que tu as pris face à moi. Je ne vois pas ce que pourrais apporter le fait de me décrire tes pensées .. meurtrières, et pour la prochaine fois, parce que je t'obligerais à ce qu'il y ait une prochaine fois, évites de t'emporter et de me faire me sentir coupable pour une chose insensée. Tu es un vampire, d'accord, tu es dangereux, si tu veux, mais ce n'est pas cela qui va me faire partir en courant. Tu peux comprendre que je pense à ce que tu veuilles me faire fuir à chaque fois, étant donné que tu sembles changer d'avis comme de chaussettes et à te contredire à pratiquement chaque phrase que tu prononces. Tu as plus de cinq fois mon âge, mais ce que cela me donne envie de faire, c'est de te poser un nombre incroyable de questions. Tu es une des seules personnes que j'ai rencontré et qui est intéressante, en plus de s'intéresser à moi, alors ne crois pas que je vais pouvoir abandonner cela. Et puis, je n'aspire pas particulièrement à avoir une vie comme celle de tous les autres, et passer du temps en ta compagnie est tout sauf une perte. Je pourrais très bien passer chacune de mes journées avec toi, sans m'en lasser. »
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MessageSujet: Re: You're my life now [ Rose]   Sam 7 Mar - 16:12

Elle ne s’était pas enfuie. Malgré ma brutalité, mes paroles blessantes, elle restait près de moi. Toute ma colère retomba lorsque je vis des larmes brouiller ses beaux yeux, et couler sur ses joues si douces. Je voulais la prendre dans mes bras, lui demander pardon. Je voulais la sentir tout contre moi, mais je n’osais pas. J’avais honte, car c’était moi qui avais fait couler ces larmes. Je ne pouvais m’expliquer l’irrégularité de mes sentiments. Aujourd’hui, j’étais passé de la timidité à la colère en passant par le désir. Du bonheur intense au désespoir le plus profond. Ce devait être la première fois que cela m’arrivait. Je n’arrivais même plus à me contrôler. J’écoutais Rose. Ses paroles arrivaient à mes oreilles en un flot continu. Je ne bougeais pas, ne lui répondais pas. Je la laissais dire tout ce qu’elle avait sur le cœur. Je fus surpris. Lors de nos baisers, elle était plutôt maladroite, mais là son ton se faisait autoritaire. « La prochaine fois… » Elle désirait me revoir. J’en ressentis un soulagement. Je lui avais dit qu’il fallait qu’elle parte, mais je n’en pensais pas un mot. Je voulais qu’elle reste avec moi. D’après ce qu’elle me disait, je lui paraissais incompréhensible. Mais qu’y pouvais-je ? Je lui avais simplement fait part de mes pensées. Elle avait finit. Le flot de ses paroles s’était tari. Je la regardais. Parce qu’il fallait que je la touche, mes mains me démangeaient, je caressai doucement sa joue encore humide à cause de ses larmes, et l’enlevai. Je m’en voulais de lui avoir fait du mal. Je soufflai un coup, puis : « Je suis désolé. Sincèrement désolé. Je…Je ne voulais te blesser. Je ne sais même pas pourquoi je me suis emporté…Cela ne m’était jamais arrivé. Tu es la seule à me faire mettre dans un état pareil. Je ne dis pas que c’est de ta faute. Tu me rends fou. Fou de joie, fou de désir, fou de colère. Je n’arrive pas à me contrôler. » Je pris sa main dans la mienne. « Cela ne fait pas beaucoup de temps que je me contente d’animaux. J’ai tué des êtres humains. Si j’ai peur pour toi, c’est parce que c’est un combat, pour se retenir de boire du sang humain. J’arrive à rester parmi des hommes sans faire de dégâts mais, c’est dur. Terriblement dur. Alors j’ai peur, pour toi. J’ai peur de ne plus pouvoir me contrôler, face à toi. Mes sentiments sont si exacerbés. Je ne veux pas te faire de mal, mais parfois des pensées me viennent malgré moi à l’esprit. » Je caressais sa main du bout des doigts. Sa peau était si douce. « Avant de te rencontrer, je partais plus loin pour me nourrir, dans de grandes forêts. Mais je ne voulais plus rester loin de toi, alors je restais aux alentours de Boston. Mais la nourriture y est moins abondante qu’en Amazonie. Alors forcément, j’ai faim plus vite. Je veux dire par là que la faim peut me rendre aveugle, et me faire faire des choses que je ne désire pas. » Je parlais calmement. « J’ai peur… » Soufflais-je. « Je ne veux pas te faire partir, contrairement à ce que j’ai pu dire. Je comprends que cela puisse être déconcertant pour toi. Je veux que tu restes à mes côtés, malgré…nos différences. Mais j’ai peur de te faire du mal. Je ne m’en remettrai jamais, si je te faisais du mal. Je ne veux pas te perdre. » J’entendais le cri des mouettes, les vagues déferlant sur les rochers. Nous étions seuls au monde. Je ne pensais qu’à Rose, rien d’autre ne m’importait désormais. Je sentis une goutte sur ma main, puis deux, trois…Il pleuvait, doucement pour le moment. Pourtant je ne bougeais pas pour courir à l’abri, nous restions assis sur ce banc. Je repris : « Je ne comprends pas pourquoi je change aussi vite d’humeur. Tout à l’heure, je sentais la colère dans mes veines, et là, plus rien. C’est de cela dont j’ai peur. De ne pas me contenir lorsque je suis avec toi. Mais si tu veux bien prendre le risque, alors, moi aussi je suis prêt à passer mon temps avec toi. » J’esquissais un sourire. Je portais sa main, mouillée par la pluie, à mes lèvres, et l’embrassai tendrement. Je ne pouvais pas avoir de réponses à mes questions maintenant et je n’en aurai probablement jamais. Alors je décidai d’écouter Rose. De profiter du temps que nous pouvions passer ensemble, même si la peur résidait là, au plus profond de mon cœur. Elle était un mal qui me rongeait. Mais il fallait que je fasse avec, et alors, peut-être qu’un jour elle disparaitrait. Je regardais ses yeux, ses lèvres. L’envie de l’embrasser revenait, mais je n’osais pas m’emparer de ses lèvres. Il y a quelques minutes j’étais dans une colère noire, et maintenant je ne pensais qu’à la prendre dans mes bras.
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MessageSujet: Re: You're my life now [ Rose]   Dim 8 Mar - 6:27

    J'avais peur qu'il ne veuille plus jamais me parler. Qu'il me considère comme une idiote qu'il ne voulait plus jamais revoir, et qu'il me laisse là en train de pleurer sur mon banc. J'étais stupide, je parlais sans réfléchir, cela m'arrivait parfois. Je me sentais profondément coupable, et ma poitrine me faisait mal tellement elle se resserrait sur mes organes. Je me sentais étouffer, et j'angoissais. Bien sûr je disais que j'allais rester malgré tout ce qu'il pouvait dire, mais en étais-je vraiment capable ? J'étais tout sauf courageuse, et ne savais pas si je pouvais rester en masochiste si cela me faisait du mal. Tout ce que je voulais était qu'il me prenne dans ses bras en me disant que tout allait bien, comme dans les films, mais au lieu de ça, sa main rencontra ma joue pour la caresser doucement. J'étais tout aussi comblée, si ce n'était plus. Au moins, je ne le dégoutais pas et il osait me toucher, ce qui me fit relever le regard pour l'observer. Il paraissait moins .. emporté qu'il avait pu l'être tout à l'heure. Cela me rassurait au moins. Il s'excusait, je reniflais et passais une main sur mon visage pour essuyer quelques larmes, un sourire aux lèvres. Il fallait vraiment que j'arrête de m'imaginer des scénarios dramatiques pour chaque situation. Je n'écoutais que distraite tout ce qu'il pouvait bien dire, les deux idées qui restaient dans mon esprit étant qu'il tenait à moi, et qu'il ne voulait pas que je parte. Cela me suffisait, de me répéter ces deux phrases pour que je me sente bien. Néanmoins, les larmes coulaient encore, sans que je sache exactement pourquoi. Mais à vrai dire, je n'y prêtais pas énormément attention, et je devais vraiment avoir une expression bizarre, le visage mouillé avec un énorme sourire collé sur les lèvres. Des gouttes de pluie se mêlèrent aux larmes, et je ne bougeais même pas un cil à ce contact. « Tu sais, je crois que même si tu me faisais mal, je ne partirai pas. » Je riais doucement, et reportait mon regard vers la mer agitée. « Ça doit être mon côté masochiste. » Je gardais mon sourire en regardant au loin, tandis que la pluie se fit plus forte. Il n'y aurait surement pas beaucoup de temps avant que tous les deux soyons trempés jusqu'aux os, mais après tout, je n'avais pas envie de bouger du banc. Et puis, même tomber malade ne m e faisait pas peur, alors que j'angoissais d'habitude terriblement de rater ne serait-ce qu'un cours à l'université. « Alors maintenant tu es coincé, tu vas devoir me supporter. Tu ne regrettes pas ? » Je jetai un regard en coin à Edward, l'air amusé et les sourcils haussés, et commençait à balancer mes jambes. « J'aime bien la pluie. Tu n'as pas remarqué qu'elle survient toujours lors d'un moment où elle reflète la situation ? Quelle maligne. » Pendant un moment, je restais silencieuse à regarder dans le vide. A vrai dire, un nombre important de pensées me traversaient la tête, certaines totalement hors sujet ou d'autres ancrées dans la situation. Je serrais la main qu'il avait prise dans la sienne et prenait un air beaucoup plus sérieux. Ou en tout cas, je perdais mon sourire. « C'est fou. On se connait, presque, que depuis aujourd'hui. » Je retournais mon regard vers le sien, et me mordait la lèvre. Mon regard alternait entre ses yeux, et ses lèvres, lesquelles j'aurais eu envie d'embrasser. Je ne savais pas prendre les initiatives, et laissait les gens autour de moi décider à ma place. Qu'est-ce que je risquais ? Rien, à part qu'il me repousse et parte en courant. Et à vrai dire, après tout ça, je doutais qu'il s'essaie à faire une telle action. Quoi que, il pouvait être imprévisible. Détachant ma main de la sienne, je la posais sur sa joue, et écarquillait des yeux de la froideur. C'était encore pire que lorsqu'il me touchait. J'approchais ma tête de la sienne, et lorsque la distance fut plus que petite et que nos nez se touchaient presque, je restais immobile pendant un petit moment. J'aimais cette position. Tout ce que mon champ de vision m'offrait était son visage, et je pouvais sentir son odeur enivrante. Cela m'arracha un petit sourire, avant que mes paupières se ferment et que je l'embrasse. En fait, ce n'était pas si difficile que ça, et je me promettais de réitérer cet acte de courage à un autre moment. C'était quand même plus étrange, moi penchée vers lui, ma main sur sa joue. C'était plus froid, aussi. Mais c'était toujours aussi agréable, pour ne pas dire plus. Finalement je détachais mes lèvres, et restait quelques secondes dans la même position que tout à l'heure, avant de me remettre pratiquement droite et de remettre mes mains le long de mon corps. Cette fois, des trombes d'eau tombaient réellement du ciel, et mes vêtements étaient complètement collés à moi. C'était désagréable. Et puis, c'était également très froid. J'amenais une main jusqu'à ma bouche, en synchronisation avec un éternuement que je laissais échapper, et me retournais vers Edward avec un petit sourire. J'essayais de ne pas penser à l'heure car cela me rendait triste, mais il commençait à se faire tard. « Je n'ai pas envie de rentrer chez moi. »
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MessageSujet: Re: You're my life now [ Rose]   Sam 21 Mar - 22:36

Il pleuvait des cordes, et pourtant, cela ne me dérangeait pas. J’étais trempé, Rose était trempée et les gouttes de pluie étaient gelées. Elle essuyait ses larmes. Larmes qui coulaient par ma faute. Je m’en voulais terriblement. Mais un sourire se dessinait sur ses lèvres, j’en étais soulagé et attendri. « Tu sais, je crois que même si tu me faisais mal, je ne partirai pas. Ça doit être mon côté masochiste. » Je pensai qu’elle devait être plus que masochiste pour ne pas prendre peur, mais n’en dis rien. Je ne voulais pas la faire sauver. Après tout, elle était assez grande pour prendre une décision, et, je dois avouer que je n’allais pas la contester. « Alors maintenant tu es coincé, tu vas devoir me supporter. Tu ne regrettes pas ? » Je ne pus m’empêcher de rire. « Comment pourrai-je regretter d’être avec toi. Au contraire…Je ne suis bien que lorsque je suis avec toi. » Cette remarque aurait pu sortir de la bouche d’un beau parleur, et pourtant, je le pensais sincèrement. Ma vie n’avait eu un sens qu’à partir du moment où j’avais rencontré Rose. « J'aime bien la pluie. Tu n'as pas remarqué qu'elle survient toujours lors d'un moment où elle reflète la situation ? Quelle maligne. » Elle avait raison. Des larmes coulaient sur les joues de Rose, et la pluie nous tombait dessus. Je dois dire que j’appréciais également la pluie. J’aimais sentir les gouttes couler sur moi. La pluie avait un côté romantique, et, étant donné la situation dans laquelle nous nous trouvions, sa présence me faisait sourire. J’étais dans mes pensées, lorsque je sentis sa main serrer la mienne. Je ne saurai dire pourquoi ce geste me rassura. Je la regardai, et vis que son sourire avait disparu. « C'est fou. On se connait, presque, que depuis aujourd'hui. » Sa remarque me ramena sur Terre. Elle disait vrai. Nous ne nous connaissions qu’à peine. Aujourd’hui, c’était la première fois que nous passions autant de temps ensemble, et pourtant, j’avais l’impression que les heures étaient passées aussi vite que des secondes. Tout allait si vite. Son regard était dirigé vers le mien, et Rose se mordit les lèvres. Je me demandais ce qu’elle pouvait bien penser. Sa main se libéra de la mienne, pour se poser sur ma joue. Elle était chaude, sa main. Elle était si douce. Je vis de l’étonnement dans son regard. Et, doucement, son visage se rapprocha du mien. J’étais moi-même étonné que ce soit elle qui prenne les devants. Jusqu’ici, c’était moi qui m’engageais pour l’embrasser. Cette fois-ci, c’était elle. J’étais content qu’elle prenne la situation en main, et étais prêt à me laisser faire. Mais alors que je croyais que nos lèvres allaient presque se toucher, elle s’immobilisa. Nous étions nez à nez, oui, l’expression allait si bien à ce moment. Je regardais sa bouche, son nez, ses yeux. Tout n’était que perfection chez elle. Je vis un sourire sur ses lèvres. Puis elle m’embrassa. Bien que nous nous soyons embrassés il n’ya pas longtemps, le contact de ses lèvres m’avait terriblement manqué. Elle se recula, restant dans la même position que tout à l’heure avant de se remettre bien droite. Nous étions tous les deux trempés. Nous étions deux fous qui n’avaient que faire de la pluie. Rose éternua, avant de dire : « Je n'ai pas envie de rentrer chez moi. » Je n’avais pas plus envie qu’elle de rentrer, évidemment. Mais je savais que nous ne pourrions pas rester éternellement ici. Le soleil se dirigeait doucement vers l’horizon, fatigué de sa journée. Il faudrait mieux que nous partions avant qu’il ne fasse noir. « Moi non plus, je ne veux pas rentrer. Je ne veux pas te quitter. Mais nous ne pouvons pas passer la nuit ici, enfin, moi je peux. Je vais te ramener chez toi, avant qu’il ne fasse noir. » Je l’embrassais tendrement sur le front avant de me lever. Face à elle, je lui tendis la main. « On y va ? Si on reste plus longtemps je n’aurai plus le courage de partir. »
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MessageSujet: Re: You're my life now [ Rose]   Mar 7 Avr - 14:34

    (désolée du temps de réponse, je n'étais pas trop en rp mood ces dernières semaines XD)

    Je ne me sentais plus Rose lorsque j'étais à côté de lui. A vrai dire, je ne savais pas vraiment qui j'étais. Mon comportement était en tous points différents de l'habitude, et je me surprenais à avoir des pensées que je n'aurais jamais imaginé rentrer dans ma boite crânienne. Si cela se faisait, il avait une sorte de pouvoir hypnotiseur qui m'obligeait à faire des choses que lui voulait que je fasse, mais je m'en fichais bien. Peut-être que les gens changeaient radicalement quand ils étaient aussi heureux que je l'étais en cet instant, instant que je n'aurais jamais cru possible d'arriver un jour, surtout dans ma vie. J'étais habituée à ne parler à personne, car je n'aimais pas vraiment les autres, et de surcroit, ils avaient tendance à me faire peur. Rares étaient présentes les personnes également intéressantes, du côté des filles qui ne pensaient pas qu'à leur vernis à ongles et leur cheveux, et du côté des garçons, qui ne pensaient pas qu'à leur muscle et à leur sex appeal. Je ne savais pas de combien étaient les probabilités que je me cogne à l'homme parfait et qu'en toute perfection il m'apprécie, mais tout était tel que j'arrivais doucement mais surement à me faire à cette idée. Je me demandais si je ne m'étais tout simplement pas endormi pendant le cours à l'université et que tout ça n'était mirage, mais ne me pinçais pas pour ne pas stopper cette idylle. « Moi non plus, je ne veux pas rentrer. » Je poussais un petit soupir de soulagement, comme si j'avais pu douter de ses pensées, et souriais. Je me demandais si je n'avais pas sourit assez aujourd'hui pour toute la vie, cela m'arrivait tellement peu souvent. « Je ne veux pas te quitter. » Je l'observais dans ses yeux -tout aussi parfaits que le reste de son physique- sans réelle expression descriptible. Je rêvais qu'on me dise ses phrases, je les croyais et ne les croyais pas en même temps. Cela me faisait me sentir toute étrange. J'aurais aimé dire la même chose, mais je ne pouvais pas non plus devenir si expressive en un jour .. même si en un laps de temps aussi court, beaucoup d'autres choses s'étaient passées. Il me semblait que les vampires ne dormaient pas, et je lui aurais volontiers proposé que nous passions la nuit ensemble à faire des choses et d'autres, mais doutais en même temps de ma capacité à rester éveillée aussi longtemps. « Mais nous ne pouvons pas passer la nuit ici, enfin, moi je peux. Je vais te ramener chez toi, avant qu’il ne fasse noir. » J'esquissais un petit sourire triste, car j'avais d'un côté peur que si nous nous quittions ce soir, il ne refasse jamais surface dans ma vie. Ça aurait été trop cruel, de me donner un plaisir et de me le retirer aussi tôt. Déjà que ma santé mentale n'était pas si stable que ça, il ne fallait pas risquer de tomber dans la dépression. Je me délectais encore une fois du contact de ses lèvres froides sur ma peau, et restais quelques moments assise, comme si j'étais collée au banc. « On y va ? Si on reste plus longtemps je n’aurai plus le courage de partir. » Avec une phrase pareille, je serais vraiment restée de longues minutes encore assise jusqu'à ce qu'il se rassoit à côté de moi, mais parce que je ne voulais pas faire quelque chose qu'il n'aimerait pas, je prenais sa main dans la mienne et me relevais. « Et .. qu'est-ce que tu fais, durant la nuit, d'habitude ? » Je n'avais pas spécialement envie de l'entendre dire qu'il chassait, donc j'espérais qu'il les occupait à autre chose dont nous pourrions parler. J'étais une très petite dormeuse pour ma part, mais il fallait que j'ai au moins deux heures de sommeil par nuit. Insomniaque comme personne, je prenais des heures avant de m'endormir et passait pratiquement toutes mes nuits à lire, ce qui me valait toujours des cernes monstrueuses et une apparence de morte vivante. Je gardais ma main dans celle d'Edward, en passant mes doigts entre les siens, et commençais à marcher. « Tu fais quelque chose demain ? » Je fronçais les sourcils, peut-être que ma question était déplacée. Je ne voulais pas passer pour une fille du genre accro ou quoi que ce soit, même si je n'en étais vraiment pas loin, mais en même temps, je n'avais pas envie de ne pas pouvoir le voir durant un laps de temps assez important. « Enfin, comme ça, juste hm .. Étant donné que je n'ai que quelques heures de cours le matin, enfin, comme tu veux, je ne sais pas .. »
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MessageSujet: Re: You're my life now [ Rose]   Jeu 7 Mai - 20:31

[ Désolée, désolée, désolée...Je viens de me rendre compte que j'ai mis exactement un mois pour te répondre! Je suis sincèrement désolée.]

J’étais debout, l’attendant pour partir alors que je n’en avais aucune envie. Je me forçais pourtant, car je savais que si je m’asseyais une nouvelle fois à côté d’elle, je ne pourrais plus partir. Elle se leva et mit sa main dans la mienne. Elle me demanda alors ce que je faisais habituellement la nuit. Je ne savais trop que répondre, puisque je n’avais pas d’habitudes particulières.

« Oh, pas grand-chose. Tu sais la nuit, il n’y a pas beaucoup de choix. »

Vraiment, je ne savais pas quoi lui répondre, car lorsque j’avais faim, la nuit je chassais. Je ne voulais pas qu’elle ait cette vision de moi, vampire solitaire dans la forêt, en train de planter mes crocs dans la chair d’animaux.

« Je reste souvent seul, si ce n’est pour dire toujours. J’en profite pour me promener dans des endroits où je ne vais pas la journée, à cause de la foule, ou je prends un bouquin. Lire seul dehors, en pleine nuit, c’est un régal. Je n’entends pas un bruit, rien, c’est si calme. »

Rose passa ses doits entre les miens, et se mit à marcher. Je la suivais, la laissant me guider jusqu’à son domicile, curieux et impatient de voir où elle pouvait bien habiter. Je me demandais alors si elle vivait avec ses parents, comment ils étaient, comment ils réagiraient s’ils apprenaient que leur fille fréquentait un vampire. Ils réagiraient surement très mal…A cette pensée, l’angoisse repris le dessus sur la tranquillité. Je me répétais alors qu’il ne fallait pas que je me pose de questions, que je profite du présent.

« Tu fais quelque chose demain ? »

Heureusement, la douce voix de Rose me fit sortir de mes pensées. Je lançai un regard vers elle, et je la vis qui fronçait les sourcils, ce qui me fit sourire.

« Enfin, comme ça, juste hm... Étant donné que je n'ai que quelques heures de cours le matin, enfin, comme tu veux, je ne sais pas... »

Je ne pus réprimer, une fois encore, un sourire. Elle voulait me revoir, à mon plus grand plaisir. Le temps passait si vite à ses côtés, cela me paraissait incroyable. L’éternité passerait plus vite, si je la passais avec Rose.

« Bien sûr que je veux te voir ! La matinée me sera une éternité, enfin, j’essaierai de m’occuper. »

Je lui fis un clin d’œil et lui souris. Nous marchions toujours, et Rose ralentit le pas. Nous étions près de chez elle. Il faisait presque noir maintenant, et malgré le fait que je ne voulais pas quitter Rose, j’étais soulagé d’être arrivé avant le coucher total du soleil. Je m’arrêtai, ne pouvant me résoudre à la laisser partir. Je mis mes mains sur sa taille, m’abaissai légèrement, et l’embrassai. Après avoir déposé un doux baiser sur ses lèvres, je la regardai, et lui chuchotai :

« A demain alors, ma belle. Je t’attendrai à Harvard. C’est toi qui choisi ce que nous faisons demain. Le temps va me paraître cruellement long sans toi. »
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MessageSujet: Re: You're my life now [ Rose]   Dim 10 Mai - 1:17

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