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 I don't know who I am without you [Rose] [Finit]

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Edward Miller

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MessageSujet: I don't know who I am without you [Rose] [Finit]   Mer 21 Jan - 22:01

J’avais remarqué ce matin que le soleil ne s’était pas levé, pourtant tous les matins il était là, pour me rappeler que je devais attendre le soir pour sortir. Le ciel était sombre, les nuages obscurcissaient la matinée. J’étais heureux, car je pourrais sortir en pleine journée. J’étais devant la fenêtre, et je réfléchissais à mon programme. Une idée me venait inlassablement à l’esprit, bien que j’essaye de ne pas y penser. Cette idée était de faire un tour du côté d’Harvard…La voir…Cela faisait plusieurs jours que je n’avais pas vu Rose, il fallait que je l’évite. Mais je n’étais pas assez fort, et pas assez déterminé j’avoue, pour prendre une décision aussi brutale. Lorsque j’étais un humain, tout ce qu’il y a de plus simple, je n’avais jamais ressentie cela. Cette sensation de manque. C’était la première fois que je ressentais ce manque. Tout chez elle me plaisait, et me manquait : son visage, ses cheveux, son sourire, et, son odeur…Lorsque je lui avais foncé dedans, il y a quelques temps, j’avais regretté mon manque de prudence. Je n’avais rien à faire à Harvard. Mais elle était différente des autres. Heureusement, elle n’avait pas remarqué la froideur de mes mains lorsque je les avais posées sur ses épaules, pour qu’elle ne tombe pas. Un réflexe qui aurait pu me couter cher. Nous avions vite sympathisé. Maintenant, mon imprudence de ce jour, je ne le regrettais en rien. J’avais besoin de la voir. Oui, c’était un besoin. Parfois je la suivais dans la rue, lorsque les rayons du soleil ne pouvaient m’atteindre. Je dois être fou, oui, ce doit être ça.

J’étais descendu dans la rue, et je me dirigeais vers Harvard. J’essayais de marcher lentement, mais mes pas accéléraient la cadence. Je ne me contenterai pas de la suivre, j’irai lui parler. C’était dangereux, je sais. C’était risqué, l’odeur de son cou pourrait me rendre fou et réveiller mon instinct de vampire. Mais cela ne faisait pas longtemps que j’avais mangé, mon estomac n’était pas vide.

Voilà, j’étais devant l’université d’Harvard. Les étudiants allaient en cours, comme tout être normal. Qu’est-ce que j’aurai aimé être à leur place, rire ou râler avant d’aller m’asseoir plusieurs heures, admirer l’étudiante qui me plaisait. C’était possible d’intégrer Harvard, mais je ne voulais pas. Enfin, j’avais peur. J’avais peur de ne pouvoir me retenir, et tuer tout le monde. J’avais peur de faire du mal. Je ne me sentais pas encore prêt.

J’aperçus la jolie Rose, qui parlait avec des amis. Je me sentais un peu, beaucoup, jaloux. Mais il fallait que j’adopte une attitude normale. Je vins vers elle, un sourire aux lèvres :

« Hey Rose ! Comment vas-tu ? » L’appelai-je. Je vis ses yeux se poser sur moi, et à ce moment là, je ressentis un bonheur intense, un bonheur que je n’avais plus connu depuis que j’étais un vampire.


Dernière édition par Edward Miller le Jeu 26 Fév - 15:25, édité 1 fois
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Rose M. Swan

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MessageSujet: Re: I don't know who I am without you [Rose] [Finit]   Mer 21 Jan - 22:47

    C'était un jour comme tous les autres, c'est-à-dire, que je m'ennuyais ferme et que je ne faisais que me plaindre mentalement. J'avais conscience que mon esprit était plus que difficile, mais je ne pouvais m'empêcher de toujours voir le mauvais côté des choses. Les jeunes parlaient trop, étaient beaucoup trop bruyants et riaient comme des bœufs. Je gardais des préjugés concernant certaines personnes, mais je m'efforçais pourtant de connaître les gens avant de me faire un avis négatif. Ce qui était souvent le cas. Donc, je n'avais pas d'ami .. A proprement parler. Oh bien sûr, il m'arrivait de feindre être gentille pour en retirer des avantages, et de discuter un peu avec les autres élèves qui, ayant été admis dans la grande université, n'étaient pas si débiles que ça. Néanmoins, il semblait qu'il y a peu de temps seulement j'avais rencontré une personne que je pouvais .. apprécier. Oh, je ne le connaissais pas énormément, à vrai dire, il gardait toujours une sorte de caractère mystérieux et n'était pas vraiment bavard, ce qui avait pour don de me faire l'aimer encore plus. Au moins, il ne faisait pas partie de cette catégorie de gens égocentriques qui ne faisaient que parler d'eux même, et ça me plaisait. Je ne croyais pas vraiment au destin, mais je remerciais la coïncidence qui nous avait fait nous rencontrer et qui me faisait peut-être penser que je n'étais pas un cas asocial si désespéré.

    Mon cours de littérature s'achevant enfin, je me levais et pris allègrement mes livres dans mes bras. Je ne laissais pas le temps à ma collante voisine de venir m'aborder que déjà je m'enfuyais dans les grands couloirs, avec grande hâte de commencer la dissertation qui avait été donnée en devoirs. Je devais être masochiste. Qui ne l'était pas à Harvard ? A par ceux qui avaient soudoyé, bien entendu. Mais Rose n'étant pas issu d'un milieu particulièrement élevé, elle ne pouvait pas ne pas se sentir à cette place dans la fac réputée. L'étouffement me vint dans la poitrine avec l'oppressement soudain de mon corps avec celui de dizaines d'autres étudiants, et je sortais bien vite de cette ambiance pour me retrouver dans le grand air, avec le grand soulagement de pouvoir inhaler de grandes bouffées d'air. Ce que j'aimais, dans l'extérieur, c'est qu'on ne pouvait jamais s'ennuyer. Il y avait toujours quelqu'un à observer, quelqu'un à analyser, et dieu savait combien ce jeu m'était plaisant. « Roooose ! » Oh non, la collante avait réussi à me rattraper. Je prenais un petit sourire et me retournait vers elle, avec la ferme intention de lui faire comprendre qu'elle devait partir, mais je n'avais pas le courage nécessaire. Elle me ferait rigoler, pour passer le temps, au moins. Elle parlait à une vitesse impressionnante, et je ne pouvais entendre que « bla bla, bla bla bla » ou encore « blablabla ». Sujets de conversation futiles, je ne prononçais que des petites phrases à demi voix, ce qui, étonnamment, ne la refroidissait pas. Je n'attendais qu'une occasion de pouvoir m'échapper, quand un timbre que je connaissais bien vint me faire sursauter.

    « Hey Rose ! Comment vas-tu ? » Je me retournais vers lui. Déjà, je sentais que mon amie se sentait un peu gênée d'être en présence du garçon, surement qu'elle devait le trouver incroyablement parfait. Je ne pouvais pas m'empêcher de penser la même chose également. J'étais sure qu'elle me coincerait après un autre cours pour que je lui détaille toutes mes relations avec le beau garçon, mais je n'avais pas grand chose à dire. A part qu'il m'avait fait mal lorsque nous nous étions rentrés dedans. «  Bien .. et toi ? » Je jetais un regard suggestif à la collante, qui comprit tout de suite et s'éloigna rapidement. Je me mis alors complètement face à lui, sans sourire. Après tout, je n'étais pas habituée à avoir un comportement un tant soit peu joyeux, mais il avait l'air de l'accepter. « Si tu savais, tu es arrivé pile au bon moment » Alors que mon regard se jetait sur le côté, j'apercevais la collante « cachée » derrière un arbre en train de nous épier. Pathétique. « Pourquoi es-tu ici ? » Il semblait que pratiquement toutes les minettes aux alentours fixaient Edward, et je me sentais particulièrement gênée.
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Edward Miller

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MessageSujet: Re: I don't know who I am without you [Rose] [Finit]   Mer 21 Jan - 23:25

Je sentais que l’amie de Rose était gênée, mais je ne savais pas pourquoi je lui produisais cet effet. Après avoir répondu à ma question Rose lui lança un regard, et la jeune fille partit se cacher derrière un arbre. Rose ne souriait pas, peut-être qu’elle n’était pas contente de me voir. Alors que je me demandais pourquoi elle n’était pas plus souriante, je me rendis compte que des filles, beaucoup de filles, nous regardaient. Avais-je l’air si bizarre que cela ? Je ne voulais pas que l’attention soit attirée vers Rose, à cause de moi. Je la regardais timidement. Je ne pouvais m’empêcher de me demander ce qu’elle pensait de moi. C’était tout ce qui m’importait, à vrai dire. Le son de sa voix me fit tout à coup sortir de mes pensées :

« « Si tu savais, tu es arrivé pile au bon moment. Pourquoi es-tu ici ? »

En l’entendant parler, je ne pus retenir un sourire. Alors, elle était contente de me voir. Je me sentais comme un adolescent. Je ne savais que lui répondre. Je n’avais rien à faire ici, alors, qu’allais-je inventer pour justifier ma présence en ces lieux ? Je ne savais que faire. Lui dire que j’étais venu spécialement pour elle, ou que j’étais étudiant ? Je décidai d’être honnête, enfin, sur ce point au moins :

« Je suis heureux de voir que ma venue t’aura servi à quelque chose ! Je suis venu pour voir si tu n’avais pas eu de traumatisme depuis que nous nous sommes foncés dedans. Encore une fois, je te demande pardon »

Je commençais maintenant à me sentir aussi gêné. J’’essayais de parler plus bas que d’ordinaire, car toutes ces filles autour de nous nous écoutaient. Comme si notre conversation pouvait être intéressante pour elles. Je ne comprenais vraiment pas pourquoi nous attirions autant l’attention. Malgré tout cela, je devais rester concentré et être prudent. L’odeur de Rose venait inlassablement à mes narines, et je devais me retenir. Etre un vampire était un combat de tout instant. En outre, le vent faisait doucement voler ses cheveux, entrainant l’odeur jusqu’à moi. Toutes ces filles autour m’importaient peu. La seule qui comptait vraiment pour moi était Rose. A part quelques regards alentour, mes yeux ne se posaient que sur elle. Je ne savais pas quoi lui dire. J’étais venu impulsivement, sans réfléchir à ce que j’allais lui dire. Je me retrouvais devant elle, muet. Elle devait me prendre pour un idiot, elle qui avait l’air si intelligente. Nous étions tous les deux, au milieu de tous ces gens, et cela commençait à m’agacer.

« Cela te dérangerai de trouver un endroit…plus calme ? » J’agrémentais ma question d’un regard autour de nous, pour lui faire comprendre la situation.
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MessageSujet: Re: I don't know who I am without you [Rose] [Finit]   Mer 21 Jan - 23:52

    Je n'aurais jamais pensé que quelqu'un comme Edward puisse ressentir de l'appréciation lors de ma fréquentation. Surement que si je l'avais croisé dans la rue, j'aurais pensé qu'il était comme tous ces garçons bien trop mignons qui profitaient de leur situation, mais il ne semblait même pas se rendre compte de l'effet qu'il produisait autour de lui. Chaque partie de son corps semblait attractive à sa propre façon, et il était dur de ne pas retenir sa respiration lorsqu'il exécutait des mouvements d'une grâce sans pareille. Je me demandais vraiment à quoi pouvaient ressembler ses parents pour avoir engendré une progéniture proche de la perfection, autant dans le comportement que dans le physique. Je n'avais que hâte de le connaître plus, chose qui ne m'arrivait pratiquement jamais avec mon entourage. Parfois, j'avais l'impression que les personnes qui se baladaient autour de moi étaient vides, juste des carcasses sans fond. Néanmoins, mon pessimisme s'effaçait lorsque j'étais en sa compagnie, chose qui ne m'était pas si désagréable que ça. Alors que le sourire d'Edward s'agrandissait, je ne pouvais m'empêcher de remarquer les gloussements des filles aux alentours, et leurs chuchotements. Impossible d'imaginer tout ce qu'elles pouvaient supposer quand à mon identité, et tout ce qu'elle pouvait bien me trouver à redire dans mon dos. J'avais l'air tellement pitoyable à côté de lui, qu'elles devaient surement se demander l'intérêt qu'il pouvait me trouver.


    « Je suis heureux de voir que ma venue t’aura servi à quelque chose ! Je suis venu pour voir si tu n’avais pas eu de traumatisme depuis que nous nous sommes foncés dedans. Encore une fois, je te demande pardon » Je remarquais le changement de ton de sa voix, et imaginait qu'il n'aimait pas être au centre de l'attention. Encore une chose qui ne pouvait que le remonter dans mon estime, je n'aimais pas les gens qui aimaient être le seul sujet de conversation et d'admiration de tous. Je fronçais légèrement les sourcils quand à sa justification étrange, j'avais déjà bousculé des tonnes de personnes dans la rue sans pour autant aller les voir à leur université pour m'assurer de leur bien être. Je passai une main dans mes cheveux. « Tu sais, ce n'est rien .. J'ai tendance à rentrer dans beaucoup de personnes, de toute façon. Je tiens le coup. Ne t'excuses pas, c'était autant ma faute que la tienne. » Je m'essayais à faire un petit sourire censé être rassurant, mais je n'obtenais qu'une grimace innommable. Les coins de ma bouche s'affaissèrent alors, c'était mieux ainsi. Son regard persistait dans ma direction, et sa lourdeur était presque intenable. Un peu plus et j'aurais commencé une crise de panique, je détestais que l'on m'observe. Ce regard, en plus de tous ceux aux alentours me gênaient horriblement, et je ne pouvais m'empêcher d'en jeter des furtifs aux filles qui s'agglutinaient autour de nous. Apparemment, les gars ne semblaient pas développer le même intérêt, à part quelques jaloux.

    « Cela te dérangerai de trouver un endroit…plus calme ? » Je relevai la tête, et le fixait. Dieu qu'il était pâle, même plus que moi qui était considérée comme un fantôme. Je me contentais de hocher la tête et de regarder autour de moi, histoire de trouver un coin plus tranquille, mais j'étais persuadée alors que toute la foule nous suivrait. J'avais l'impression d'être « l'amie inconnue de la star », chose qui m'agaçait terriblement. « Tu veux qu'on aille à l'intérieur ? Ou .. »



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MessageSujet: Re: I don't know who I am without you [Rose] [Finit]   Jeu 22 Jan - 22:07

« Tu sais, ce n'est rien. J'ai tendance à rentrer dans beaucoup de personnes, de toute façon. Je tiens le coup. Ne t'excuses pas, c'était autant ma faute que la tienne. »

Elle me fit un sourire qui ne pouvait que m’attendrir. Mais alors que je l’admirais, son sourire disparut. Je la soupçonnais d’être timide, extrêmement timide. Mais ça me plaisait, j’avais envie de rire gentiment d’elle, pas pour me moquer, mais parce que sa petite moue m’amusait. Elle ne se rendait pas compte de l’intérêt qu’elle suscitait chez moi. Elle valait beaucoup mieux que toutes ces filles qui étaient si fières et méprisantes. Rose leur lançait parfois des regards furtifs. Ces personnes qui nous regardaient devaient se moquer de nous. Nous étions face à face, à se dire deux ou trois mots, évitant de se regarder dans les yeux.

Cela te dérangerai de trouver un endroit…plus calme ? ».

Alors que je terminais ma phrase, elle me fixa attentivement. Je me demandais pourquoi elle me regardait comme ça, comme si elle examinait chaque centimètre de mon visage. Peut-être se rendait-elle compte de la pâleur de ma peau, je n’en savais rien. J’espérais qu’elle n’avait pas peur de moi.

« Tu veux qu'on aille à l'intérieur ? Ou... »

Elle fut coupée par des cris des jeunes filles qui étaient autour de nous. Je fus tout d’abord surpris de les entendre crier, que se passait-il ? Mais c’est en remarquant que l’amie de Rose se trouvait maintenant en train de parler avec d’autres filles, que je compris qu’elle avait entendu toute notre conversation et qu’elle était occupée à tout raconter aux autres. Je trouvais cette attitude désolante. Il ne manquait plus que les appareils photo et nous pourrions nous comporter comme des vedettes. Pas que j’en avais envie, non, loin de là. J’examinais rapidement les alentours, à la recherche d’un endroit calme, espérant que personne ne nous suivrait. Puis je posai mon regard sur Rose un instant, et lui chuchotai :

« Oui, allons à l’intérieur, j’espère que le troupeau ne nous rattrapera pas » J’avais fait une piètre tentative d’humour, ce domaine n’avait jamais été mon fort. Nous nous dirigeâmes donc vers un bâtiment, et heureusement je dois dire, personne ne nous suivit. Je fus soulagé, j’allais enfin pouvoir admirer Rose sans être épié. A l’intérieur il n’y avait que trois ou quatre étudiants, j’appréciais le calme qui régnait ici. Nous nous retrouvions face à face, et une fois de plus, je ne trouvais plus mes mots. Je ne savais que lui dire, le seul fait d’être seul avec elle me rendait muet. C’était la première fois que cela m’arrivait. Du temps où je n’étais pas encore un vampire, je flirtais souvent avec les jeunes filles. Je ne faisais que les flatter, pour m’amuser, cela n’allait jamais plus loin. Je n’avais jamais connu l’amour. Alors, après ma transformation, je m’étais renfermé sur moi-même, n’osant même plus approcher les gens. C’est peu à peu, en apprenant à me canaliser, que j’ai réappris à parler aux autres. Et plus tard, j’ai connus Rose. Face à elle j’étais extrêmement timide. Je jouais avec mes mains, et regardait par terre, de peur qu’elle ne soit gênée par mes regards persistants. Elle devait sûrement me prendre pour un fou.
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Rose M. Swan

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MessageSujet: Re: I don't know who I am without you [Rose] [Finit]   Ven 23 Jan - 11:15

    Je me sentais l'âme d'une gamine du primaire. Je n'avais jamais ressenti d'excitation particulière d'avoir un nouvel ami ou une nouvelle connaissance, et pourtant il semblait que j'avais réellement du plaisir passé avec Edward. Peut-être était-ce parce qu'il était aussi différent des autres que je pouvais l'être, et qui se ressemblait s'assemblait ? Non, nous ne nous ressemblions pas vraiment. Ce qui était mieux, dans un sens, car quelqu'un de trop similaire à vous devient vite ennuyant, vous voyez. Je le plaignais réellement si telle était le comportement des gens sur tous ses passages, des chuchotements et des attroupements, alors que si j'avais été dans la place d'une des personnes du public, j'aurais surement passé mon chemin. Vraiment ? D'une certaine manière, j'avais une sorte d'attraction ou de fascination pour Edward. Bizarrement, j'avais le sentiment que quelque chose m'échappait chez lui, et je ne pouvais que remarquer toutes ses étranges caractéristiques qui le faisaient un peu hors normes. Tous les beaux garçons qui étaient devant l'université devaient se mordre les doigts de voir une pareille perfection.

    Des cris me tirèrent de ma réflexion/contemplation, et je ne pouvais retenir un soupir en voyant la collante parler avec excitation avec d'autres filles autour d'elle. Je me voyais obligée de ressentir beaucoup de compassion pour les grandes stars, et admirais leur calme. Comment pouvaient-ils supporter ça tous les jours ? Rien que cinq minutes et j'étais déjà franchement agacée. J'aurais voulu les étrangler pour étouffer leurs cris, mais ma force ne devait pas surpasser celle d'un agneau, malheureusement. D'un côté, je regrettais tellement que deux personnes discutant presque normalement suscitent autant d'intérêt, mais je n'étais pas non plus mécontente qu'Edward soit venue me voir, pour des raisons aussi inconnues soit elles. Peut-être que j'étais naïve, qu'il n'était là que pour me rendre gênée à susciter un intérêt des autres chez moi, mais bizarrement, je ne m'autorisais pas une telle pensée. Après tout, devrais-je être aussi paranoïaque qu'une personne s'intéresse à moi ? Peut-être pas, après tout, il y avait bien des élèves masochistes qui me collaient aussi à l'université. Ce qui me dérangeait, c'est qu'une personne aussi parfaite sous tous les points s'autorise à trainer avec moi, surtout vu les résultats que ça donnait.

    « Oui, allons à l’intérieur, j’espère que le troupeau ne nous rattrapera pas » J'acquiesçais, stoïque, n'ayant relevé aucune trace d'humour dans la phrase. Après tout, je considérais vraiment toute cette populace comme un troupeau, et j'étais sure que la définition du dictionnaire ne m'y contredirai pas. Nous nous dirigions vers l'intérieur, et j'essayais avec tant de bien que de mal de percevoir les pas des groupies derrière nous, mais ils semblaient s'être évanouis comme par magie. Pour m'assurer que je ne me faisais pas juste de faux espoirs, je tentais un regard vers l'arrière, et fut soulagée. Mais d'un côté, cela me paniquait un peu. Me retrouver pratiquement toute seule avec Edward ? Autant me tendre une corde ! Je n'avais absolument rien à lui dire. Je n'avais jamais été très bonne pour faire la conversation, et encore moins avec lui. Aucun sujet ne me venait à l'esprit, et je redoutais le moment où il s'arrêterait pour que nous puissions « discuter ». Oh et puis, c'était lui qui était venu me trouver, il aurait surement une petite idée de choses à aborder.

    Nous nous arrêtions enfin, face à face. Superbe, il ne disait mot, et je n'en faisais pas moins. Je passais en revue toutes les phrases, plus idiotes les unes que les autres, que je pouvais bien faire sortir de ma bouche. Rien ne me semblait assez bien pour que je tente, mais ayant une question qui n'était pas totalement fausse, je me lançai. «  Alors, tu étudies où ? Ou tu travailles ? » Je rangeais mes mains dans les poches arrières de mon jean, pour ne pas avoir l'idée de me ronger les ongles ou de me tripoter les doigts. « Tu habites à Cambridge ? Pour ma part, je vis à Boston .. » Je haussais les épaules, après tout, c'était toujours mieux que de garder un silence total.
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MessageSujet: Re: I don't know who I am without you [Rose] [Finit]   Ven 23 Jan - 22:00

« Alors, tu étudies où ? Ou tu travailles ? Tu habites à Cambridge ? Pour ma part, je vis à Boston... »

Je la remerciai intérieurement d’avoir trouvé un sujet de conversation. Néanmoins, j’aurai préféré qu’elle ne pose pas ces questions. En effet, comment lui dire que j’habitais à Boston, que je n’avais rien à faire ici, et que je ne travaillais pas, mon occupation étant d’errer seul et d’aller chasser des animaux. Encore plus délicat, comment lui dire que j’étais un vampire. En fait, pour être franc, je n’avais nullement l’intention de lui dire la vérité. Cela la ferait fuir, et je la comprendrai. Ou bien elle rigolerait pensant que je blaguais. Il fallait que je trouve vite quelque chose à répondre. Alors que je cherchais quelque chose à dire, j’observais les étudiants autour de nous. Contrairement aux filles de tout à l’heure, ceux-ci ne s’intéressaient pas à nous, et c’était agréable. Et lorsque mon regard se dirigeait vers Rose, j’oubliais l’existence de ces étudiants, et pensaient que nous étions seuls au monde. Soudain, une solution vint à moi, j’en criai presque « Eurêka » mais heureusement je su me retenir.

« Je vis à Boston aussi. Je prends des cours par correspondance, donc j’étudie quand et où je veux. Ce qui me permet de sortir souvent, même si je suis toujours seul. Je ne vais pas en cours parce que j’ai du mal à rester assis pendant des heures. »

e me tus un instant, cherchant autre chose à dire.

« Mais même si les cours par correspondance me laissent une certaine liberté, j’aimerai aller à l’université. J’aimerai pouvoir discuter avec d’autres étudiants, bien qu’ici ils aient l’air un peu bizarres »

Je riais timidement. J’espérais que Rose comprendrait l’allusion aux filles de tout à l’heure. Ce n’est pas que je la croyais bête, loin de là, mais j’avais parfois du mal à me faire comprendre.

« Et puis, heureusement que l’envie m’ait pris de faire un tour ici, sinon je ne t’aurais pas connue. A vrai dire, lorsque je t’ai foncé dedans, c’était la première fois que je venais. Je m’ennuyais chez moi, seul, et étrangement j’avais besoin de voir des gens. Pas leur parler, non, juste les voir. Au début j’avais prévu de rester au loin, mais je ne sais pas pourquoi, je me suis approché. »

Je n’arrivais plus à m’arrêter. C’était la première fois que je me confiais autant, et je ne savais même pas pourquoi. Je pensais alors qu’elle ne devait pas s’intéresser à ce que je lui racontais. J’essayais de voir dans ses yeux ce qu’elle pensait, deviner ses sentiments, mais je n’y arrivais pas.

« Hum…Je suis désolé de te raconter tout cela, cela ne doit pas t’intéresser je pense. »
J’étais tellement gêné que je chuchotais presque. Je repris d’une voix plus haute :

« Et toi ? Tu étudies quoi ici ? Tu aimes bien ce que tu fais ? »

Je voulais qu’elle me parle d’elle, je vous en savoir plus, toujours plus. Je ne saurai dire pourquoi, je sentais qu’elle était différente des autres. Déjà, le fait qu’elle se soit sentie extrêmement gênée tout à l’heure me renseignait sur son caractère. Elle n’aimait pas être mise en avant, je pensais, et ne se sentait pas fière d’avoir attirée, malgré elle, l’attention. Enfin, tout ceci n’était que suppositions, mais j’espérais ne pas avoir tord. Elle me plaisait, c’était indéniable. Mais je ne savais pas si avoir une relation était recommandé pour un vampire. A vrai dire, je ne m’y connaissais pas trop dans ce domaine. J’avais peur de ne pas savoir me contrôler, et être violent avec elle. S’il lui arrivait quelque chose de ma faute, je m’en voudrais toute ma vie, et ce serait long, très long.
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Rose M. Swan

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MessageSujet: Re: I don't know who I am without you [Rose] [Finit]   Lun 16 Fév - 1:40

    Même si j'avais tendance à m'angoisser pour tout et n'importe quoi, il était rare qu'une telle tension prenne part de mon corps et soit aussi directive quant à ce que je devais dire ou faire. Tout mon être semblait déchiré entre deux avis, celui qui me poussait à être curieuse, à lui poser tout un tas de questions, à apprendre tout ce que je pouvais sur lui, et celui qui me disait de partir. Celui qui me disait que je n'étais qu'une humaine détestable, pessimiste, qu'il ne s'intéressait aucunement à moi et me fréquentait en ce moment même à cause de la pitié qu'il ressentait à mon égard. C'est vrai, tout le monde le remarquait, il était étrange. Peut-être que pour toutes ces filles au dehors, qui criaient et s'agglutinaient autour de lui, il n'était qu'un garçon incroyablement beau, mais je ne pouvais croire à une telle perfection par un simple phénomène de la nature. Sa peau était si pâle, plus que la mienne qui pourtant battait des records, ses traits si parfaits. Sa démarche si gracieuse, sa voix si douce à mes oreilles. J'étais pathétique. Comment pouvait-il même considérer l'idée de passer ne serait-ce que cinq minutes avec la fille la moins aimée surement de Harvard, la moins intéressante et tous les moins qui existaient ? La question me brulait les lèvres, mais j'aurais trop peur de sa réponse pour même oser la poser. « Je vis à Boston aussi.» Il vivait donc à Boston également, je souriais intérieurement d'avoir un point commun avec lui, aussi minime soit-il, et de vivre à tant de proximité. Peut-être que nous pourrions faire des sorties entre amis, comme .. Non ! Il fallait que je me ressaisisse. Il y avait pratiquement toutes les chances du monde pour que nous ne nous fréquentions plus après cela, et je n'avais pas envie de jouer la fille désespérée à aller le supplier d'avoir un rendez vous. « Je prends des cours par correspondance, donc j’étudie quand et où je veux. Ce qui me permet de sortir souvent, même si je suis toujours seul. » J'aurais aimé être à sa place, et ne pas à avoir à fréquenter toutes les personnes idiotes qui étaient autour de moi. D'un autre côté, si je n'étais pas à Harvard, je ne l'aurai surement pas bousculé. Et je ne l'aurai surement pas rencontré. Il fallait donc que cette idée se stocke dans un coin de ma mémoire. Je n'arrivais pas à croire qu'un garçon comme lui, qui semblait attirer tant de fascination de la part des mortels, était toujours tout seul. Je prenais sa phrase comme une vaine tentative de me mettre peut-être à mon niveau, moi, la fille solitaire de toujours. « Je ne vais pas en cours parce que j’ai du mal à rester assis pendant des heures. » Je rigolais à cette remarque, étant donné que moi au contraire, je ne priais que pour être assise pendant des heures. Lorsque je me levais, il suffisait que je fasse un pas pour m'écraser la tête par terre, alors, non merci.

    « Mais même si les cours par correspondance me laissent une certaine liberté, j’aimerai aller à l’université. J’aimerai pouvoir discuter avec d’autres étudiants, bien qu’ici ils aient l’air un peu bizarres » Encore une divergence d'avis à ce point, mais peut-être que finalement, si je restais enfermée toutes mes journées à la maison, j'aurais le même avis que lui. Ne voir personne, ça ne me dérangeait pas du tout. Mais peut-être était-ce parce que j'en fréquentais tous les jours où j'y étais obligée ? Les gens m'amusaient, en quelque sorte. Leur comportement idiot, leurs conversations obscènes, étaient comme une série télévisée devant mes yeux. Les humains se livraient devant moi à un petit reality show qui me plaisait fortement. Je ne me retins pas de rire à l'entente du mot bizarre, en pensant à toutes ces filles de tout à l'heure. Bizarre, c'était plutôt la façon dont je l'aurai décrit lui. S'il savait l'effet qu'il faisait à tout son entourage. « Et puis, heureusement que l’envie m’ait pris de faire un tour ici, sinon je ne t’aurais pas connue.» Je le remerciais mentalement de faire la conversation, tandis que moi j'étais tout sauf une grande bavarde. Il semblait prit dans sa lancée, et je n'allais pas le prier pour qu'il s'arrête. Néanmoins, sa première phrase eut l'effet de me faire afficher une expression ébahie, c'était à peine si je n'avais pas la bouche entrouverte à la manière des caricatures. Heureusement ? Sinon je ne t'aurais pas connue ? Je ne voyais pas en quoi me connaître pouvait être quelque chose de bien. Au contraire, c'était quelque chose de mal. Le pauvre, j'allais lui mettre de mauvaises idées dans la tête, des réflexions sarcastiques et ironiques, des plaintes constantes, des lamentations, mon pessimisme .. Rien en moi n'était plaisant. Peut-être que j'étais marrante à regarder, c'était tout. « A vrai dire, lorsque je t’ai foncé dedans, c’était la première fois que je venais. Je m’ennuyais chez moi, seul, et étrangement j’avais besoin de voir des gens. Pas leur parler, non, juste les voir. Au début j’avais prévu de rester au loin, mais je ne sais pas pourquoi, je me suis approché. » Au moins, il se re-livrait à une observation générale de tout le monde, et se désintéressait du sujet MOI. Sujet que je haïssais tout simplement. Je me contentais d'afficher des sourires gênés, en le laissant parler, puisqu'il semblait avoir une subite inspiration. Ça me plaisait de l'écouter, sa voix si douce caressait mes tympans et ils étaient tout simplement ravis, et entendre un autre point de vue que le mien était quand même intéressant. « Hum…Je suis désolé de te raconter tout cela, cela ne doit pas t’intéresser je pense » Je relevais mon buste en écarquillant les yeux. « Non ! Enfin .. Bien sûr que ce que tu racontes m'intéresse. Je .. Je ne parle pas beaucoup moi même, alors écouter, j'ai l'habitude. J'aime beaucoup, en fait. » Je devais tendre l'oreille pour entendre ce qu'il prononçait, et fut ravie lorsqu'il monta un peu la voix. « Et toi ? Tu étudies quoi ici ? Tu aimes bien ce que tu fais ? » Je pris une grande inspiration, parler de moi, beuh.

    Je lançai mon regard en coin, en réfléchissant par rapport à la manière dont je devais parler. Est-ce que je pouvais vraiment me livrer à des grandes phrases comme il avait pu le faire ? En tout cas, j'allais bien essayer « J'étudie la littérature. » Expliciter, expliciter, expliciter. « Depuis .. très jeune, j'adore me mettre le nez dans les bouquins. Je crois que .. les gens n'aiment pas vraiment ça. Les rats de bibliothèque. Au contraire de toi, je préfère nettement rester chez moi, avec un bon livre et une tasse de thé. Le calme, le silence, ce n'est pas quelque chose qui est facilement trouvable dans la grande ville » Je reprenais ma respiration. Je me débrouillais .. Mieux que je le pensais. « Même dans les bibliothèque, il y a toujours quelques jeunes pour faire du bruit. » Je passais une main dans mes cheveux et lui adressait un sourire gêné. Ce que je me sentais basse, par rapport à lui. Tout en lui me faisait avoir honte de moi même, même si je l'espérais, ce n'était pas vraiment son intention. « Évidemment, j'adore ce que je fais. J'aimerais être .. écrivaine. J'écris déjà, un peu, mais je me doute que ce n'est pas encore du grand art .. » Vite, détourner le sujet. J'avais déjà usé beaucoup de salive, et n'était pas sure de pouvoir en user un peu plus. « Et toi, tu étudies par correspondance, d'accord, mais sur quelles matières ? » Je prenais, lentement mais surement, un peu plus confiance en moi. L'endroit était plus propice à la discussion, il fallait le dire. « Tu sais ce que tu veux faire .. Plus tard ? » Il obtiendrait, en tout cas, un succès fou dans ce qui était du mannequinat et du cinéma. Qui ne se battrait pas pour aller voir cette figure si angélique sur du papier ou sur un écran ? Il devait y avoir un tel contraste entre nous deux, que la scène devait être bien singulière.

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MessageSujet: Re: I don't know who I am without you [Rose] [Finit]   Lun 16 Fév - 21:59

Alors que je parlais je la regardais. Elle m’écoutait, ne me coupait pas. Peut-être n’avait-elle rien à faire de ce que je lui racontais. Je la dérangeais sûrement. Mais alors que je m’excusais de trop me confier, elle s’exclama :

« Non ! Enfin... Bien sûr que ce que tu racontes m'intéresse. Je... Je ne parle pas beaucoup moi même, alors écouter, j'ai l'habitude. J'aime beaucoup, en fait. »

Alors elle aimait m’écouter. Je ne pouvais m’empêcher de me sentir heureux. D’ailleurs, j’étais sûr qu’un sourire niais s’était dessiné sur mes lèvres. Je me croyais revenu au temps de l’adolescence, et bizarrement, cela me plaisait. Je la regardais, éblouis par l’innocence qu’elle dégageait. Oui, c’était étrange, dit comme cela, mais c’était vrai. Lorsque je la regardais, je ressentais son innocence, je voyais qu’elle était pure.

« J'étudie la littérature. »

Etait-ce une coïncidence ? Sûrement pas, mais cela me plaisait de croire que c’était un signe. J’aimais la littérature comme ma propre vie. Même plus. J’étais d’ailleurs persuadé que les personnes qui aimaient la littérature étaient supérieures aux autres.

« Depuis... très jeune, j'adore me mettre le nez dans les bouquins. Je crois que... Les gens n'aiment pas vraiment ça. Les rats de bibliothèque. Au contraire de toi, je préfère nettement rester chez moi, avec un bon livre et une tasse de thé. Le calme, le silence, ce n'est pas quelque chose qui est facilement trouvable dans la grande ville »

Au fur et à mesure qu’elle me parlait, mes sentiments pour elle grandissaient. Avant de l’avoir rencontré, je ne pensais pas que l’on puisse tomber amoureux de quelqu’un, sans vraiment le connaître. Mais maintenant…Quand je lui ai foncé dedans, j’ai tout de suite ressenti ce sentiment étrange et bouleversant. Un sentiment difficile à expliquer. Peut-être que je ressens tout cela parce que je suis un vampire, je n’en sais rien à vrai dire. Je voulais lui dire que moi aussi j’aimais le silence, bien que deux minutes plus tôt j’avais dit que j’aimais sortir. Mais l’un n’exclue pas l’autre.

« Même dans les bibliothèque, il y a toujours quelques jeunes pour faire du bruit. »

Je ne pouvais qu’approuver. Les bibliothèques n’avaient plus cette atmosphère que j’aimais tant avant. J'y étais allé une fois, voulant me plonger dans un livre. Mais les adolescents n'avaient aucun respect pour cet endroit et je ne supportais pas le bruit qu'ils faisaient.

« Évidemment, j'adore ce que je fais. J'aimerais être... Écrivaine. J'écris déjà, un peu, mais je me doute que ce n'est pas encore du grand art... Et toi, tu étudies par correspondance, d'accord, mais sur quelles matières ? Tu sais ce que tu veux faire... Plus tard ? »

J’avais tant de chose à dire maintenant, ce qui était rare, que je ne savais pas où commencer.

« J’étudie la littérature aussi. Je suis passionné par la littérature, pour tout te dire. Je pourrais passer des heures à lire. J’aime plus particulièrement les écrivains du XIXe siècle. Et j’aime beaucoup la littérature française…Zola, un de mes écrivains favoris. Plus tard…Je ne sais pas vraiment ce que je veux faire, en faite. »

Difficile de répondre à cette question. Que voulais-je faire plus tard ? Je n’y avais jamais pensé, à vrai dire, puisque je ne faisais pas d’étude de toute façon. Je me sentais honteux de lui mentir ainsi, mais j’étais obligé. Je ne pouvais pas lui dire que je ne faisais rien depuis une centaine d’années.

« Mais…Tu écris ? J’aimerais bien lire un jour ce que tu écris, si tu veux bien sûr. Et puis, je sais qu’on ne se connaît pas beaucoup encore, mais comme l’on habite tous les deux Boston, j’aimerais te revoir. Parce que, ici…il y a beaucoup de monde… »

Je retrouvais ma timidité. Si quelqu’un m’avait entendu parler, il serait en train de rire de moi. D’ailleurs, Rose devait se moquer de moi. Je devais être le garçon le plus timide au monde. Le vampire le plus timide au monde. J’espérais de tout mon cœur qu’elle accepterait ma proposition.
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MessageSujet: Re: I don't know who I am without you [Rose] [Finit]   Mar 17 Fév - 2:06

    Je ne savais pas si je devais suivre ses sourires, ou pas. Lorsque je lui annonçais que ce qu'il disait m'intéressait, il souriait d'un air étrange. Ce n'était pas ce que j'aurais du répondre ? Je ne voyais pas en quoi ma phrase était déplacée .. Peut-être qu'il pensait vraiment que je n'en avais rien à faire de lui ? Je m'insultais en silence d'avoir pu lui laisser croire une telle chose .. Alors que l'inverse proposition était imprimée dans ma tête. Je devais l'ennuyer, et il s'émerveillait que je lui dise qu'il ne m'ennuyait pas. Cela me faisait plaisir, car dans un sens, cela voulait dire qu'il s'intéressait quelque peu à moi. C'était tellement rare. « J’étudie la littérature aussi. » Mon cœur fit un bond dans ma poitrine. Quelle coïncidence ! J'allais presque me mettre à croire que Dieu existait, et qu'il faisait tout en ma faveur. Comme ça, je rentrais dans quelqu'un, qui se pointait quelques jours plus tard pour venir me voir à l'université, un garçon à l'apparence peu superficiel, charmant, agréable, et en plus qui aimait la même principale chose que moi ? Non, il ne fallait pas que je me fasse des idées trop vite. Après tout, il pouvait étudier ça et .. ne pas l'aimer, non ? Peut-être que ses parents étaient riches, c'est pour ça qu'il étudiait seul, et qu'ils l'avaient obligé à prendre cette matière. L'autre partie de mon cerveau, l'optimiste, celle qui ne couvrait qu'1%, voulait pourtant croire le contraire. « Je suis passionné par la littérature, pour tout te dire. Je pourrais passer des heures à lire. » On aurait pu voir des petites étincelles dans mes yeux comme dans les dessins animés. Et si je souhaitais un million de dollars, est-ce qu'ils allaient tomber maintenant dans ma main ? Non ? J'adressais à Edward un sourire chaleureux et franc, avide de savoir ce qu'il allait bien pouvoir me dire d'autre. « J’aime plus particulièrement les écrivains du XIXe siècle. Et j’aime beaucoup la littérature française…Zola, un de mes écrivains favoris. » Mon cœur allait cesser de battre. Que quelqu'un l'arrête ! Je le soupçonnais un instant de pouvoir lire dans mes pensées et de se jouer dangereusement de moi. Ou, que quelqu'un l'avait payé pour venir m'embêter. Mon courant littéraire préféré, le réalisme et le naturalisme. Mon pays préféré, la France, ma langue préférée, le français. Zola, j'adorais, même si ce n'était pas mon auteur favori, mais qui ne l'aimait pas ? « Plus tard…Je ne sais pas vraiment ce que je veux faire, en faite. » J'acquiesçais, la tête un peu dans les nuages.

    Je ravalais mon excitation, et ouvrait la bouche. « Quelle coïncidence ! Je veux dire .. J'aime la littérature en général, surtout la littérature anglaise et française, et particulièrement celle du mouvement réaliste et naturaliste du 19e siècle. J'aurais .. rêvé, d'être née en France à cette époque là. Enfin, en tant qu'homme, bien sûr. » J'espérais qu'il comprenait le sous entendu, le fait que les femmes à cette époque là ne pouvaient pas faire grand chose à part préparer des repas pour leurs maris et attendre sagement à la maison, et qu'il ne pensait pas que j'avais envie de changer de sexe. Je me mordais les lèvres et portait mon regard vers le sol, en attendant d'entendre ce qu'il allait bien pouvoir me sortir encore pour faire chavirer mon cœur. C'était comme si .. Il s'efforcer de confirmer encore et encore ma théorie, celle de l'homme parfait. L'homme parfait se tenait devant moi, me parlait, et ne semblait même pas s'ennuyer. Hallelujah !  « Mais…Tu écris ? J’aimerais bien lire un jour ce que tu écris, si tu veux bien sûr. » Je fronçais les sourcils. Si il était aussi parfait que je me l'imaginais, il devait avoir une culture impressionnante et un niveau excellent. Le laisser lire mes écrits étranges et de bas niveau serait une insulte à son intelligence. Je me contentais d'ignorer la remarque pour ne pas lui exprimer explicitement un refus, et prêtait attention à ce qu'il allait dire ensuite. « Et puis, je sais qu’on ne se connaît pas beaucoup encore, mais comme l’on habite tous les deux Boston, j’aimerais te revoir. Parce que, ici…il y a beaucoup de monde… » Je fronça les sourcils, comme une idiote. Comme si je n'avais pas bien compris ce qu'il avait dit. Attendez, est-ce qu'il avait vraiment, explicitement, exprimé la volonté de me revoir ? Je n'en croyais pas mes oreilles, et me contentait de rester silencieuse pendant quelques longues secondes. Puis, je me souvins que je devais quand même répondre, et sursautait en retournant à la réalité. « Hm .. Euh, oui, bien sûr .. » J'avais répondu un peu dans le vent, toujours pas en capacité d'analyser vraiment la proposition qu'il venait de me faire. « C'est sûr qu'il y a un monde fou ici, c'est .. dur pour .. parler ? » Je devais avoir l'air complètement abasourdie, et il fallait absolument que quelqu'un avec un énorme marteau me frappe sur la tête, pour que je reprenne mes esprits. Si la collante et toutes ces amies avaient entendu ça .. Dieu. Je devais me préparer psychologiquement à avoir un bon entretien avec elles tout à l'heure, et je n'étais pas du tout sure de ce que j'allais leur dire. « Enfin j'en serai ravie. Je crois. Ce n'était pas une blague .. au moins ? Car j'ai la capacité de ne jamais comprendre les blagues des autres, C'est une blague, c'est ça ? Désolée » Je m'efforçais de rire, pour appuyer mes propos. Zut, zut, et rezut.


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MessageSujet: Re: I don't know who I am without you [Rose] [Finit]   Sam 21 Fév - 22:56

Vous avez un regard singulier et charmant ;
Comme la lune au fond du lac qui la reflète,
Votre prunelle, où brille une humide paillette,
Au coin de vos doux yeux roule languissamment ;

Ils semblent avoir pris ses feux au diamant ;
Ils sont de plus belle eau qu'une perle parfaite,
Et vos grands cils émus, de leur aile inquiète,
Ne voilent qu'à demi leur vif rayonnement.

Mille petits amours, à leur miroir de flamme,
Se viennent regarder et s'y trouvent plus beaux,
Et les désirs y vont rallumer leurs flambeaux.

Ils sont si transparents, qu'ils laissent voir votre âme,
Comme une fleur céleste au calice idéal
Que l'on apercevrait à travers un cristal.

Ce poème de Théophile Gautier me revint en mémoire alors que j’observai les yeux de Rose. Mais j’hésitais à le lui réciter, elle me prendrait pour un fou. Elle ne me prenait déjà pas au sérieux. Elle croyait que je lui faisais une blague, lorsque je lui avais demandé si nous pouvions nous revoir. Elle avait peut-être peur. Et je ne pouvais lui en vouloir. Je lui fonçai dedans, quelques jours plus tard je lui faisais une visite surprise, alors que je ne la connaissais pas. Et je lui demandai de la revoir. Je me croyais moi-même fou, alors elle, que devait-elle penser ? Je la regardais, et plus rien autour de nous n’existait. Il n’y avait qu’elle. ELLE. J’avais vécu 125 ans. 125 années qui me paraissaient dérisoires. Car toutes ces années ne m’importaient plus, maintenant que j’avais rencontré Rose. Chaque minute passée sans elle me paraissait une éternité. C’était étrange. Pendant des années je n’avais aucune raison de vivre. Et voilà que je me promène un jour, et je tombe sur elle. Lorsque j’étais un humain, je ne croyais pas au coup de foudre, ou au fait de rencontrer l’âme sœur. Maintenant je vivais cette expérience, et je me posais plein de question. Que pensait-elle à propos de moi ? Etait-elle au courant à propos de l’existence des vampires ? Avait-elle remarqué que je n’étais pas « normal » ? Voulait-elle me revoir ? Je ne le croyais pas vraiment, vu sa réaction. Elle n’avait même pas relevé ma question concernant ce qu’elle écrivait. Toutes mes espérances volaient en éclats, je n’avais plus aucune confiance en moi. Que faire ? Je remettais tout en question. Ses paroles, ses réactions, ses gestes…Comment les interpréter ? Et si je m’étais trompé ? Et si elle n’en avait rien à faire de moi. Et si j’étais juste un moyen pour elle d’échapper à ses cruches qui nous observaient ? Et si…Et si…Toutes ces questions embrouillaient mon esprit. Je commençais à avoir mal à la tête. Et comme si cela ne suffisait pas, je n’avais trouvé d’autre solution que de lui réciter ce poème de Théophile Gautier, à voix basse. Je le disais en chuchotant, mais je n’osais la regarder en face, craignant sa réaction. Ce poème, je le connaissais par cœur. Comme plein d’autres d’ailleurs. Je n’avais pas grand-chose d’autre à faire que de lire, de toute façon. J’avais finis de lui réciter le poème, et j’ajoutai, parlant plus fort :

« Ce n’était pas une blague, je te proposais juste que l’on se revoit. Mais si tu ne veux pas, je comprends. C’est vrai, on ne se connaît pas tellement. D’ailleurs, tu vas bientôt avoir cours, non ? Je ferais peut-être mieux de partir. »

C’était plus une affirmation qu’une question. Après tout, si elle ne voulait pas me revoir, il fallait mieux que je commence à l’oublier, enfin, essayer de l’oublier.
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MessageSujet: Re: I don't know who I am without you [Rose] [Finit]   Dim 22 Fév - 3:28

    Qui aurait cru que ce simple jour de cours, ennuyant et habituel comme tous les autres, aurait pu rebondir avec cette fabuleuse rencontre. Pas moi, en tout cas. L'idée de m'était même pas venu à l'esprit d'imaginer qu'Edward serait assez masochiste pour même revenir me voir, revenir me voir MOI, à l'université, alors qu'il n'y étudiait même pas. Quelle délicate .. attention ? Je n'étais pas du tout habituée que des personnes, qui ne faisaient pas partie de ma famille en tout cas, s'intéressent à moi de la manière dont il le faisait. J'aimais la façon dont il me faisait ressentir de nouvelles choses, et comment il me sortait de mon trou, pourtant bien profondément creusé. Nous ne nous connaissions pas, non, pas du tout. Était-il idiot de dire vraiment que j'aurais pu abandonner toutes les possibilités de devenir amis avec d'autres pour le devenir juste avec lui ? Il était l'ami parfait. Plus que l'ami parfait, l'homme parfait. Un coin de mon cerveau me poussait à même envisager plus que l'amitié, ce à quoi mon cœur répondait en s'emballant à tout va, mais je ne pouvais me résoudre à ce qu'un garçon, surtout aussi magnifique que lui, pense à moi de cette façon. Lorsqu'il commençait à me réciter ce poème à mi voix, sans aucune raison, j'avais l'impression que mon cœur sautait à l'élastique, et rebondissait sans cesse pour changer de rythme. Peut-être que ce n'était qu'une hallucination de mon esprit, et que toutes ces filles me regardaient justement parce que je parlais .. toute seule. Parce que quelqu'un qui m'avait l'air aussi destiné ne pouvait pas décemment exister, ou alors, s'intéresser à moi. Une bête coïncidence comme se rentrer dedans n'aurait pas été capable d'engendrer .. ça. Il fallait que je me fasse à cette idée, s'il me récitait un poème, ce n'était pas parce qu'il voulait voir partir, si ? Ce serait alors une technique bien maladroite pour faire fuir un fille, étant donné que ces simples paroles me raccrochaient encore plus à son être. Il ne me regardait pas, ce qui me laissait le temps de ne plus stresser à cause de son regard profond, et je me laissais emporter au rythme des vers qu'il me récitait. Dire qu'un garçon me récitait un poème, vraiment, un poème d'une toute beauté en plus de cela, c'était vraiment un rêve total.

    « Ce n’était pas une blague, je te proposais juste que l’on se revoit. » J'écarquillais les yeux, après tout il ne me regardait pas, je pouvais donc ne pas retenir mes expressions faciales, et esquissait un petit sourire, lui que je retenais quand même quelque peu. En fait, j'explosais de bonheur intérieurement, parce que j'avais l'impression que passer plus de minutes et de minutes avec lui ne ferait que renforcer mon addiction. « Mais si tu ne veux pas, je comprends. C’est vrai, on ne se connaît pas tellement. D’ailleurs, tu vas bientôt avoir cours, non ? Je ferais peut-être mieux de partir. » La fin me fit froncer les sourcils. Est-ce qu'il pensait vraiment ce qu'il disait ou .. était-ce une autre technique pour se débarrasser de moi ? Non. J'étais paranoïaque, voilà tout. Vraiment ? Mon esprit se battait à coup de canon et de bombes, et je n'en pouvais vraiment plus. « Non ! Enfin euh, oui ! Enfin .. Bien sûr, je serais ravie qu'on se revoit ! » J'exprimais un rire gêné, en laissant mon regard se balader sur le côté de la salle. « Non, en fait .. Je n'ai plus cours. Ou en tout cas, pas aujourd'hui .. » Les emplois du temps de la fac étaient vraiment libres, il arrivait que nous n'ayons que quelques heures de cours dans une journée. Comme aujourd'hui. Même si ce jour là était assez exceptionnel, étant donné qu'un de mes professeurs était absent. « Alors si tu veux .. Enfin, si tu es libre .. Euh, j'ai tout l'après midi de libre. On peut rentrer à la ville ensemble et .. faire quelque chose. Ou non. Enfin, comme tu veux. » J'hésitais beaucoup trop, mais il m'intimidait tellement.
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MessageSujet: Re: I don't know who I am without you [Rose] [Finit]   Dim 22 Fév - 23:18

J’eu du mal à retenir un soupir de soulagement, lorsque Rose m’annonça qu’elle n’avait pas cours, et souhaitait aller en ville. J’avais l’impression que mes sentiments jouaient au yo-yo. Joie, bonheur, honte, désespoir…C’était la première fois que je ressentais tout cela à la suite. Je n’étais donc pas habitué. J’essayais de ne rien laisser transparaître, mais ce n’était pas une tâche aisée. Il fallait aussi que je me retienne pour ne pas mettre ma main dans ses cheveux, ou faire un autre geste qui aurait pu lui faire peur. De plus son odeur parvenait continuellement à mes narines. Une odeur si douce, si désirable. J’étais un vampire végétarien. Mais un vampire reste un vampire, qu’il soit carnivore ou végétarien. A tout instant je pouvais perdre mon contrôle, et me jeter sur elle, mordant dans sa peau si blanche. C’était un combat de tout instant. Et malgré le fait que je ne sois jamais complètement tranquille lorsque j’étais avec elle, je recherchais constamment sa présence. Comment expliquer cela ? Un vampire tombe amoureux d’une humaine. Un être féroce s’éprend d’une personne sans défense. Jamais je n’aurais cru ressentir cela un jour. Car oui, j’étais irrévocablement amoureux de Rose. Je n’avais jamais ressenti ce sentiment auparavant. Mais quelque chose au plus profond de moi me disait que c’était bel et bien de l’amour. Je ne pouvais m’empêcher de laisser mes yeux rencontrer les siens. Terrible erreur, car lorsque je la regardais, plus rien ne pouvait me faire revenir sur Terre. Je m’enfonçais irrémédiablement dans les profondeurs de son regard. Je ne voyais plus les étudiants qui étaient autour de nous, qui parlaient, riaient, râlaient. Si seulement ils se doutaient de ce qui se passait dans ma tête, ils me regarderaient avec des yeux étonnés.
Mon esprit refit surface, pour voir des étudiantes qui nous regardaient, Rose et moi, de manière étrange. Leurs gloussements parvenaient à mes oreilles. J’en étais plus blasé qu’énervé. N’avaient-elles donc rien d’autre à faire ? Une sonnerie retentit, et elles partirent, enfin, non sans un regard appuyé vers Rose. J’attendis que le brouhaha des étudiants laisse place au silence, puis ouvrit la bouche :

« Tu as toute l’après-midi de libre, alors, nous avons du temps. Tu veux aller où ? Sur le port, au parc…A moins que tu ne préfères que je te paye un café, ou autre ? Je te laisse décider, oh gente demoiselle ! » Je lui lançai un clin d’œil. Oui vraiment, mon humeur jouait au yo-yo. Mais qu’est-ce que c’était bon de se sentir heureux !
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MessageSujet: Re: I don't know who I am without you [Rose] [Finit]   Mer 25 Fév - 5:59

    Je ne savais que penser d'Edward. Il était ce genre de personne qui semblait tellement emmêlé dans ses pensées qu'on ne pouvait que s'y empêtrer sans rien n'y comprendre, et il semblait changer d'émotion toutes les cinq secondes. Au moins, même si j'avais un cerveau qui n'arrêtait pas de surchauffer, j'avais tendance à rester toujours pareille. Angoissée, stressée, et pessimiste. Cela me résumait plutôt bien, en trois mots. Il était rare que j'ai l'air joyeuse, heureuse (d'ailleurs, je ne connaissais pas grand chose de ce sentiment) ou amusée. Parce que les gens me faisaient peur, m'ennuyaient ou m'embêtaient. Avec Edward, cette caractéristique était différente, car même s'il m'avait fait peur j'avais tendance à ne pas vouloir me détacher de lui, et il ne m'ennuyait, ni ne m'embêtait, pas du tout. Il n'avait pas couru depuis le début, alors je devais bien me faire une raison, il devait surement apprécier ma compagnie. Cette idée ne semblait pas vouloir s'imprimer dans mon cerveau mais .. Elle sonnait plutôt bien. Bon, il y avait bien quelques petites choses que je n'aimais pas et qu'il faisait (il fallait que je l'avoue !), comme le fait qu'il me fixait parfois avec plus d'intensité que je ne pouvais en supporter. Et pas juste parce que son regard était absolument charmant. D'habitude, avec les gens, j'étais souvent gênée. Mais ce n'était pas exactement le genre de gêne que je ressentais avec Edward, en effet, avec lui, je devais surement avoir l'air gênée idiote. Chose que je déteste en tout point. La fille qui rougit et qui sourit en coin comme une adolescente en pleine découverte de l'amour, beuh. Attention, je ne suis pas en train de dire que j'étais en pleine découverte de l'amour. Dieu non .. Rassurez moi ? Il ne fallait pas que je me triture trop l'esprit avec des questions de ce genre. Cela ne faisait que m'embrouiller encore plus, et ce n'était pas exactement le bon moment pour ceci. Alors que j'attendais ardemment la réponse à ma question, j'entendais quelques filles rire derrière moi. Cette fois, je les ignorais, après tout, elles devaient surement se nourrir de l'attention qu'on leur portait. La sonnerie semblait de mon avis, les faisant partir bien vite. Edward semblait prendre un malin plaisir à me faire patienter, et je devais avoir l'air assez ridicule à attendre sans rien dire. J'écoutais finalement attentivement sa réponse .. qui n'était pas une réponse, finalement. En tout cas, il semblait prêt à passer l'après midi avec moi, je ne pouvais que chanter victoire à l'intérieur.

    « Je ne suis pas vraiment forte. Pour choisir une activité, un lieu .. Pour choisir tout court. Mais puisque tu m'y obliges, tyran .. » Je passai rapidement en revue tout ce qu'il pouvait bien y avoir à Boston. Puis ne me décidant pas, je répétais pratiquement ce qu'il venait de me dire. « Le port, ça me va .. Le parc, ça me va .. Que tu me paies un café, ça ne va pas .. Je n'aime pas le café. Et puis, j'aime encore moins que l'on paies pour moi. Ça tombe vraiment dans le cliché ... » Je semblai prendre plus d'assurance qu'auparavant. « Mais je peux te payer un café si tu veux. Je n'ai qu'à te payer à boire sur le chemin, et on peut aller au port. Ça me semble bien. » Je haussais les sourcils comme en attente d'une réponse positive, fourrant mes mains dans les poches de ma veste.
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Edward Miller

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MessageSujet: Re: I don't know who I am without you [Rose] [Finit]   Mer 25 Fév - 22:07

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